Person of Interest - Saison 5 Episode 4

Cet article couvre les épisodes 4 et 5 de la saison 5 de Person of Interest.

Le futur n’est pas rose. En fait, il est terriblement sombre d’où la Team Machine se trouve. En tout cas, à ce niveau de la saison 5, Person of Interest est devenue plus pessimiste qu’à l’accoutumée.

Il faut dire qu’avant la défaite qui servi de conclusion à la saison 4, vaincre Samaritain paraissait encore atteignable. À la fin de l’épisode 5.05, rien n’est moins sûr. En fait, il apparait assez clairement que les scénaristes vont continuer à jouer cette carte, car c’est la direction que suit la série depuis un moment déjà. La différence est que, maintenant, les personnages commencent à contempler plus intensément la possibilité d’un échec.

Bien entendu, étant donné qu’il s’agit de la dernière saison, le contraire aurait été étonnant. Combatte Samaritain est une tâche colossale. D’ailleurs, elle semble impossible à surmonter, mais Person of Interest a toujours valorisé une approche qui mettait en avant le fait qu’une personne pouvait tout changer. Il est question de faire des choix et d’observer les conséquences.

D’une certaine façon, les scénaristes ont donné le jour à Samaritain pour incarner le mal qu’on laisse grossir sans rien dire. C’est justement ce que dit Greer dans le nouveau générique. Nous l’avons demandé. Dans ce sens, la Team Machine est là pour réprésenter une résistance réelle, mais presque impuissante qui se doit de continuer à combattre pour protéger notre liberté, car c’est ainsi que les révolutions se font.

En attendant de voir si la victoire est encore possible, ce sont les échecs qui prennent les devants. Ils sont nombreux, autant que ceux qui posent à présent des questions. Quand Samaritain a conçu La Correction, il n’avait probablement pas pensé qu’il y aurait des gens qui chercheraient à découvrir ce qui se passe. Éliminer des leaders comme Elias et Dominique a créé un vide et ce n’est pas le seul.

L’un des axes les plus intéressants en ce début de saison se trouve ainsi être Fusco qui réalise que les disparitions de plus en plus nombreuses ne sont pas normales et, comme l’épisode 5 nous le montre, les criminels qui veulent comprendre qui les a détrônés. Ils forment la menace que Samaritain n’avait visiblement pas bien mesurée et doit à présent contenir. À moins d’assujettir toute l’humanité, c’est un travail qui s’annonce sans fin.

Cela dit, on nous rappelle aussi ce que ces machines se faisant la guerre ont la capacité de calculer des scénarios à une vitesse folle. Comme Person of Interest nous l’a montré avec brio dans l’épisode if-then-else, explorer ces simulations peut être passionnant. Malheureusement, cela peut également être frustrant quand, ce qui nous intéresse à l’approche d’une conclusion, ce n’est pas l’exploration des possibilités, mais bien de véritables avancées.

Parmi celles-ci, une qui était attendue était le retour de Shaw. Celui-ci ressemble plus à du fan service qu’à autre chose pour l’instant et la chute de l’épisode 4 qui marque sa réapparition est aussi brillante que décevante.

Au même titre que les simulations que Harold lance pour tenter de trouver une faille chez son ennemi, il ressort du retour de Shaw le sentiment que l’on est proche d’obtenir ce que l’on veut, mais le résultat n’est pour le moment pas celui que l’on espère.

À ce titre, cette saison 5 nous offre du Person of Interest comme on l’aime, tout en n’allant jamais véritablement là où on l’attend. Nous nous approchons de la mi-saison et il est difficile de renier l’intérêt de l’approche que les scénaristes ont choisi. Ils suivent des pistes en ne perdant jamais de vue la puissance de l’ennemi qu’ils ont construit. Ils doivent néanmoins accomplir beaucoup en peu de temps et développent de nombreuses storylines qui commencent à grossir de façon intéressante.

Le problème est actuellement l’entretien de ce pessimisme qui laisse penser que la fin de la série ne sera pas nécessairement celle que l’on attend de voir. C’est brillamment joué, car si on s’inquiète du résultat, on ne peut qu’apprécier le fait qu’il n’y a aucun compromis de fait – du moment que les effets de surprises continuent à s’enchainer. Pour l’instant, il n’y a pas de souci de ce côté et on peut espérer que ce constat ne changera pas dans l’immédiat.