Les vivres ont disparu de la ville, et les 7 prisonniers découvrent 6 sacs mortuaires. Joe et Ulrich révèlent ainsi qu’un seul d’entre eux est destiné à survivre.

C’est la fin de Persons Unknown, le moment où si réponses à des questions (aussi inexistantes soient-elles) il doit y avoir, c’est maintenant. La série a pris une telle tournure que cela fait longtemps que j’ai arrêté de m’interroger. Pour ceux qui ont besoin d’avoir des explications à tout, autant dire que cette fin ne les satisfera aucunement.

Malgré ce fait, les deux derniers épisodes de Persons Unknown font preuve d’une ambition qui a certainement manqué tout au long de la série. Malgré quelques ficelles et twists évidents, l’histoire fournira sa dose d’action et de rebondissements qui offre à ces deux épisodes un rythme certain, évitant que l’ennui s’installe. Ma curiosité parviendra même à être suscitée à l’occasion.

Quoi qu’il en soit, le groupe se retrouve dans une position plus que délicate : leur extermination. Entre Joe et Ulrich, il n’y a pas trop à avoir de doute sur ce qu’on attend d’eux. Mais voilà, ils vont s’organiser pour duper « The Program », et ils vont y parvenir temporairement. Cela n’a pas aussi bien fonctionné avec moi, surtout que quelques mises en scène grossières empêcheront de complètement adhérer à ce qui se passe. Cela n’empêche pas pour autant And Then There Was One (1.12) de réussir à bien maintenir le cap, en possédant suffisamment d’actions ou d’évènements pour donner une réelle sensation de progression. En gros, chacun y passe l’un après l’autre, ce qui laisse peu de temps pour se concentrer sur autre chose. Kat et Renbe sont d’ailleurs bien peu présents que cela soit dans le premier ou le second épisode. Leur sort sera explicité, mais ils arrivent à un niveau de leur enquête où leur incompétence devient un obstacle à une réelle progression. Surtout, rentrer dans le tas n’était pas la meilleure des méthodes. Il est presque étonnant, au vu de l’absence de vie qu’ils ont, qu’on ne se donne pas simplement la peine de les tuer. Le choix final fait pour Renbe laisse d’ailleurs à désirer, cela se montrant être plutôt dangereux pour « The Program ».

Enfin avant d’en arriver là, le groupe – à l’exception de Joe – réussit son évasion, pour finir dans le décor après avoir fait sortir de la route le camion dans lequel il se trouvait. On passe sur la suite directe pour retrouver une Janet à l’hôpital, à moitié hystérique et parano pour de bonnes raisons. La tranquillité d’esprit ne s’installe pas, et tout doucement, Shadows in the Cave (1.12) nous montre où se trouve Charlie, Bill, Moira, Graham ou encore Erica. Tout le monde est encore en fuite, étrangement conscient du danger qui règne bien que ne connaissant pas du tout l’ampleur du « Program ».

L’épisode se montre bien plus calme en rythme, tout en exposant les connexions sans fin de « The Program » avec le monde extérieur. Disons que celui-ci semble être complètement connecté au monde, insinué partout, et dans les vies d’un nombre de personnes incalculables. Il est clair que cet aspect-là aurait bien mérité d’être plus développé pour se faire un peu plus tangible. Enfin, l’histoire sera principalement concentrée sur Janet, ce qui permet de mieux cerner les tenants et aboutissants, restant à un niveau qu’il est possible de saisir complètement vu qu’on ne sait finalement pas grand-chose du marasme dans laquelle elle se trouve. Elle parvient en tout cas à s’enfuir – et causera au passage la chute définitive de Kat et Renbe.

Cela c’est temporaire, mais offre de courtes retrouvailles avec sa fille. Car « The Program » n’a pas de limites, tout le monde finit par se faire reprendre et réintégrer dedans.

De cette façon, Persons Unknown se termine en mettant un terme à une étape du « Program », pour finalement ouvrir des portes à une suite qui ne verra pas le jour. Le tout aura le mérite de s’achever sur deux épisodes de qualité convenable, mais dans son ensemble, la série se sera montrée bien peu satisfaisante et un peu trop souvent ennuyante, avec une absence d’ambition presque déconcertante.