Après avoir essayé de creuser un tunnel, les prisonniers ont la surprise de voir un hélicoptère apparaître. Celui-ci dépose une boite contenant trois masques à gaz, laissant quatre d’entre eux sans. Déjà sous pression, la situation va s’envenimer devant la perspective future d’être tué à cause d’un gaz.

Après un second épisode mettant bien en avant la volonté du groupe à quitter la ville mystérieuse dans laquelle il se trouve, ce troisième épisode va se charger de jouer avec leur santé mentale, en tout cas tout particulièrement celle de Janet.

Ils ne sont pas décidés à lâcher prise, et ils cherchent toujours un moyen de sortir. J’imagine, quand ils auront usé de toutes leurs options, l’un d’entre eux suggérera peut-être qu’il est temps de cumuler des informations pratiques sur le lieu où ils se trouvent et sur le système en place – qu’ils soient électriques ou non. À mon avis, il y a là une bonne source de renseignements, mais il est difficile de savoir si cela sera exploité ou non.

Quoi qu’il en soit, comme leur but premier est de s’évader, l’épisode va avoir pour mission de concentrer temporairement leur effort sur autre chose, le groupe se voyant mis face à une future menace : un gaz hypothétiquement meurtrier. L’idée est donc de jouer avec leur santé psychologique, tout en faisant monter la pression pour le spectateur. De cela, on retire quelques bonnes scènes et une Janet qui pète un câble. Elle est totalement obsédée par sa fille, ce qui tend à faire ressortir son égocentrisme. Cela a au moins le mérite de la développer sous un angle un peu moins reluisant.

Malgré ce fait, ce n’est pas celle qui va le plus s’illustrer, dans le mauvais sens du terme, car Janet reste une femme honorable. Pour la partie immorale, il faudra se tourner vers Blackham, bien déterminé à endosser ce rôle depuis le début. Chacune de ses paroles tend à la rendre véritablement détestable, et je n’aurais strictement rien contre le voir mourir très rapidement. En fait, j’aime presque l’idée d’en voir un passer l’arme à gauche (ou être expulsé du coin), ce qui pourrait entrainer pas mal de stress, de doutes ou de questions, tout dépend l’option choisie. Enfin, ce n’est pas encore arrivé, et Blackham est là pour fournir ma dose d’envie de meurtre. Grâce à lui, Charlie Morse est devenu plus humain et moins manichéen. Le développement que l’épisode lui offre n’est pas forcément des plus original, mais cela a le mérite de le placer en position de faiblesse.

D’ailleurs, l’épisode tend quelque peu à déconstruire la dynamique de groupe qui avait été installée, les masques à gaz ne les séparant pas, mais créant des rapprochements différents. Ainsi, Moira continue à être approfondie et à en révéler un peu plus sur elle-même, en même temps qu’elle passe du temps avec le Sergent Graham. Leur duo parait d’ailleurs bien plus cohérent que celui qu’elle forme avec Tori, en tout cas dans leurs intentions.

Enfin, dans tout cela, le journaliste n’a pas abandonné son enquête, pensant officiellement que la mère de Janet est derrière le coup et recevant une nouvelle fois une menace, qui va prendre des proportions importantes. Cette partie joue avec les mêmes rouages que ceux exploités dans le précédent épisode, et il n’y a bien que la dernière scène pour donner une orientation différente – bien qu’un peu douteuse.

Après trois épisodes, on peut dire que Persons Unknown a clairement balisé son approche et son style. Il y a de bonnes idées, avec un peu trop de clichés et de manichéismes. La série manque singulièrement de culot, mais se laisse regarder sans trop de déplaisir.