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political animals serie Political Animals : chronique d’une ancienne famille présidentielle

Mercredi 29 août 2012 à 8:30 | 0 commentaire | | | |

Political Animals : chronique d’une ancienne famille présidentielle

 Political Animals : chronique d’une ancienne famille présidentielle Political Animals : chronique d’une ancienne famille présidentiellepar .

Femme de l’ancien président des États-Unis, Elaine Barrish a aussi fait campagne sans succès pour devenir présidente. Depuis deux ans, elle travaille en tant que Secrétaire d’État et cherche alors à prendre les bonnes décisions que ce soit dans son travail ou pour sa famille.

Présentée comme une mini-série évènement par USA Network, Political Animals met en scène Sigourney Weaver dans la peau d’Elaine Barrish, ancienne première dame qui est maintenant secrétaire d’État.

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Créé par Greg Berlanti et Laurence Mark, le show nous plonge dans le quotidien d’une famille politicienne qui est constamment – ou presque – sous le feu des projecteurs. Les scénaristes s’intéressent alors autant aux ambitions personnelles des différents membres qu’a la façon dont ils gèrent (ou ont géré) la pression publique. Qu’il s’agisse de décisions politiques ou d’une tragédie familiale, les parents ont dévoué leur vie à leur pays et ont ainsi transformé leur famille en une actualité quotidienne.

Political Animals se construit alors autour de la figure que représente Elaine Barrish. Première dame, conjointe, mère de famille, politicienne, carriériste, femme de poigne … et chaque pan de sa personnalité sera détaillé pour montrer ses forces et ses faiblesses. Car, si la famille compte plus que tout, la série porte un message féministe assez fort à travers son héroïne, sa mère ou encore la journaliste Susan Berg.

Elaine a donc épousé Bud Hammond, qui est devenu l’un des présidents des États-Unis les plus aimés malgré ses nombreuses infidélités. Inspiré par Bill Clinton, Bud est un homme amoureux, même après son divorce, mais qui se révèle assez faible quand il s’agit des femmes. Ciaran Hinds aura d’ailleurs par moment quelques difficultés à éviter la caricature dans ce domaine-là, mais l’acteur finira par trouver le ton juste.

Elaine est aussi la mère de deux enfants, Douglas et T.J., qui ont un parcours fort différent. Le premier, interprété par James Wolk, chief of staff de sa mère, s’apprête à se marier. Douglas incarne le bon fils, celui qui aura cherché à satisfaire ses parents (surtout sa mère) au point de ne pas savoir comment prendre parfois ses propres décisions. T.J., son frère jumeau, est gay et accro à la drogue, l’âme artistique troublé de la famille qui se trouve toutes les excuses possibles pour justifier ses actions. Si tous les deux se présentent au départ un peu comme des clichés, ils finiront en partie par s’émanciper pour afficher à leurs tours leurs véritables personnalités – ce qui participera aussi à montrer Elaine comme une mère attentionnée, mais imparfaite.

Elaine est tout autant une politicienne, présentement secrétaire d’État. Pour cela, elle fut une cible pour l’ambitieuse journaliste Susan Berg (Carla Gugino) qui sera une porte ouverte sur le passé de la famille Barrish et aidera alors à découvrir les multiples choix faits par l’héroïne. Et là, en terme d’idéaux, Political Animals prend peu de risques, faisant d’Elaine Barrish une femme intègre dont il est difficile de contester les décisions. Le président en place, Paul Garcetti (Adrian Pasdar) en a bien conscience et le scénario ne cherche pas vraiment à le mettre en valeur – non, c’est Elaine qui domine sans difficulté grâce au talent de son interprète. Il faut dire aussi que Sigourney Weaver fournit une prestance incroyable à son personnage. Son charisme surpasse le scénario qui manque de complexité ou de profondeur, et aide à passer la plastique assez fade de la série qui aurait gagné à être techniquement plus travaillé.

Pour explorer ses personnages, Political Animals utilisera le procédé du flashback de façon un peu trop prononcée. Cela s’impose dès lors comme une sorte de facilité, un élément qui manque quelque peu de finesse pour délivrer des informations. Comment T.J. est-il tombé au fond du trou ? Comment Susan Berg est-elle devenue la journaliste qu’elle est ? Pourquoi, après toutes ces années et un divorce, Elaine et Bud s’aiment toujours ? Toutes ces questions seront fouillées à coup de flashbacks, participant à fournir un peu d’épaisseur aux personnages qui ont parfois des difficultés à s’extirper des situations conventionnelles du show.

Political Animals voulait délivrer le portrait d’une famille politicienne en cherchant à mettre en exergue leur rapport avec la presse et le pouvoir. Malheureusement, l’approche est aussi classique qu’elle est exploitée de la façon la plus basique qui soit. La série, composée de 6 épisodes, reposera alors au départ sur ses acteurs avant que les protagonistes possèdent la dimension nécessaire pour donner une consistance à une série au final plaisante à suivre, mais qui manque d’envergure et de prestance pour être à la hauteur du sujet.

Le générique

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La Chanson de générique est un morceau du groupe The Kills, « Future Starts Slow », qui se trouve sur leur album Blood Pressures Political Animals : chronique d’une ancienne famille présidentielle.

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