Un an après la disparition de leur meilleure amie et leader, 4 anciennes copines se retrouvent de nouveau réunies quand une mystérieuse personne menace de révéler leur plus sombres secrets.

Nouvelle série estivale pour ABC Family, qui nous adapte une série de romans jeunesse avec Pretty Little Liars, où l’histoire d’une bande d’amies inextricablement liés par la mort de l’une d’elles.

Cette introduction à l’univers de la série ne va pas être une franche réussite, et se révèlera même pénible. Comme beaucoup de programmes à destination d’un public adolescent (et féminin), nous avons notre surdose de musique pop s’enchainant inlassablement pour rendre le visionnage encore moins digeste. Mais finalement, l’abondance gratuite de musique est assez commune dans un pilot de ce genre, et ce n’est pas le plus gros problème qu’aura à surmonter Pretty Little Liars.

Cet épisode nous introduit à cette bande d’amies, à leur famille, à leur entourage, et à leur ville, tous étant lié au tragique évènement qui a eu lieu il y a un an de cela : la disparition d’Alison (Sasha Pieterse). Le temps a passé, mais la date anniversaire servira à justifier les éternels rappels du passé pour tenter de donner vie à une amitié qui n’existe plus. Nous voilà déjà avec un gros problème : il est difficile de comprendre comment quelqu’un peut décemment regretter Alison, semblant être une amie abusive et opportuniste, du peu qu’on l’a voit. Pour ne pas aider notre affaire, le reste du groupe – composé d’Aria Montgomery (Lucy Hale), Hanna Marin (Ashley Benson), Spencer Hastings (Troian Bellisario) et Emily Fields (Shay Mitchell) – a éclaté après la disparition de la Queen B. et il a dû mal à trouver la consistance nécessaire pour devenir tangible.

Il y a une palette de personnages assez large et ce pilote a pour vocation de tous nous les introduire. C’est une grossière erreur, car cela a pour terrible conséquence d’empêcher les premiers rôles d’être complètement définis à la fin de l’épisode. Certains protagonistes auraient très bien pu attendre un ou deux épisodes. Tout est un peu trop précipité et il n’y a bel et bien que dans le dernier quart d’heure que le groupe réussit à se montrer cohérent et nous faire accepter qu’elles aient bel et bien été amies dans le passé.

Ces dernières reçoivent donc des messages d’un(e) certain(e) A, laissant supposer qu’il s’agit d’Alison – mais étant mis pour Anonyme – jouant avec des secrets, qui pourraient apparemment causer de gros drames, à leur échelle. Disons que c’est par moment plus que ridicule, et que dans le lot, il n’y a qu’un mystère qui semble d’importance, « the Jenny thing », qui touche Alison justement.Les secrets ont beau être au coeur de l’histoire du programme, ils participent surtout à alourdir le scénario, qui a dû mal à jongler avec toutes ses balles.

Pretty Little Liars s’offre donc un pilote qu’on pourrait qualifier de raté, au vu de tous ces travers. Dans l’ensemble, il faut reconnaître aux acteurs de tenir le cap, et à la fin de l’épisode de réussir à réellement amorcer l’histoire. Cela reste bien peu pour convaincre à suivre la suite.