Aria profite d’une pièce de théâtre en préparation pour rester aux côtés de Fitz, mais le couple est sujet à des disputes. Hanna tente de faire le point sur ses sentiments pour Caleb alors qu’Emily constate à regret que Toby et Spencer sont proches.

Il n’y a sans doute rien de plus énervant que de sortir d’un visionnage d’épisode sans un avis précis pour la simple et bonne raison qu’il ne semble rien s’être passé de vraiment intéressant et particulier.

C’est malheureusement le cas de ce The Badass Seed brouillon qui multiplie les pistes inutiles, les flashbacks stériles comme effet de manche et qui, au final, n’apporte aucune réponse aux divers mystères de la saison. Parfois, on se surprend même à ne plus se rappeler où on en est de l’intrigue générale !

Il faut dire que nous autres français, ne sommes pas très au fait de ce qui semble être un classique de la littérature pour les héros de la série, la pièce de théâtre The Bad Seed (La Mauvaise Graine) de Maxwell Anderson, basée sur le roman de William March dans laquelle une enfant de 8 ans se révèle être l’incarnation du Mal. Cette Mauvaise Graine qui donne son titre (légèrement modifié à dessein) à l’épisode est évidemment une réminiscence des personnages de la série, en l’occurrence, ici Alison et Ian. L’une incarnait la blondeur angélique, l’autre cache apparemment de sombres secrets. Et pour nos héroïnes, tous deux représentent le Mal.

Ainsi, toute la partie « littéraire » de l’épisode risque de passer au-dessus de la tête de ceux qui, comme moi, n’ont jamais entendu parler de cette œuvre, car pas mal de références apparaissent dans les dialogues et les scènes de répétition. N’aurait-il pas été plus simple de monter un classique accessible à tous, cher Ezra ? Mais Monsieur Fitz a bien d’autres soucis en tête, entre boire une bière avec Papa Montgomery qui lui apprend que sa fille a postulé pour une université en Californie et gérer son adolescente en chaleur qui lui colle assez peu subtilement aux basques. Une fois de plus, la love-story et les contrariétés du prof et de l’élève jouent les bouches-trous.

Alors que cette pauvre Emily ne se remet pas du baiser de Paige et interprète à merveille le rôle du ficus d’intérieur, Spencer part dans un trip « Toby est merveilleux, faisons-lui mes yeux de biche ». Si bien que l’intensité de leur relation amorcée il y a deux épisodes est complètement avortée. Il n’y a plus d’électricité dans l’air. C’est bien dommage. À l’instar d’Ezra, Spenc’ n’a pas tellement le temps de badiner, occupée qu’elle est par ses flashbacks de cette fameuse soirée initiée par Alison, en la présence de Ian. Tout ça pour quand même arriver à la conclusion que « peut-être qu’Alison a poussé la fille dans les escaliers – non, attends, et si c’était Ian ? ». En somme, on ne comprend rien et les héroïnes non plus.

Du coup, devant cette morosité ambiante du propos, j’avoue espérer qu’Ashley n’apprendra pas trop vite la présence furtive de Caleb dans sa maison, car Hanna, obligée d’entrer dans la douche et dont le regard s’égare sur le postérieur (voire plus) du jeune homme fut sans doute le moment le plus plaisant de l’épisode. Cette histoire d’amour courue d’avance est plutôt mignonne, mais ne sauve pas l’épisode d’un ennui certain.

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