Que l’on se trouve aux États-Unis ou au Yémen, il y a des obstacles à surmonter dans Prison Break pour retrouver la liberté et donner du sens à ce qui se passe. Si le précédent épisode manquait d’un certain suspense, celui-ci se charge de faire monter les enjeux en nous démontrant que les personnages ne parviennent pas forcement à obtenir ce qu’ils veulent.

La situation se dégrade au Yémen alors que Michael doit assurer ses camarades de cellules qu’il est bien loyal. Une nécessite pour eux maintenant qu’Abu Ramal, un leader dans l’ISIL, se trouve parmi eux et pense que « Kaniel Outis » va l’aider à sortir de prison.

La loyauté se gagne chèrement, encore plus lorsque l’on se trouve dans une prison du Yémen. Malgré la capacité de Michael à pouvoir convaincre ceux qui l’entourent autour de lui, il y a en vérité trop d’inconnus pour que cela puisse aboutir à une confiance aveugle. D’une certaine, cela permet à ses compagnons de cellule de laisser entrevoir leurs personnalités. Après tout, on pouvait aisément s’imaginer qu’ils n’étaient là que pour l’évasion et rien de plus. Whip, Sid et Ja ont chacun selon Michael, quelque chose à offrir.

S’évader de Ogygia, malgré toute la préparation, se doit d’être une épreuve. Il y a un sentiment d’incertitude qui règne continuellement dans le lieu qui demande à ceux qui y sont d’être sur leurs gardes.

D’une manière générale, tous les protagonistes se doivent d’être plus méfiants des intentions de leurs interlocuteurs. Même Sara aux États-Unis doit simplement accepter qu’elle se retrouve de nouveau mêlée à quelque chose qui la dépasse. Malgré la distance qui la sépare de Michael, elle devient une cible, quelqu’un que l’on peut utiliser pour appâter Michael. Le camp ennemi commence ainsi à émerger, à prendre une forme plus concrète bien que l’on ne sache pas encore grand-chose.

L’intérêt réside presque dans les alliances contre nature que Prison Break a toujours eu le don d’exploiter. Si cela n’est pas foncièrement probant du côté de Michael, T-Bag fait son apparition dans la vie de Sara pour qu’on puisse les voir converger dans une même direction. Rattacher les personnages entre eux aide le récit à prendre forme.

Cette saison 5 de Prison Break cherche tout de même à présenter son évasion sous un angle légèrement inédit. Elle se doit d’être plus difficile que ce qui a précédé et cela s’accompagne alors du fait que Michael a été dépouillé de son identité. On peut dès lors y voir une sorte de symbolique, car son évasion s’apparente au seul moyen pour lui de redevenir qui il est (et par extension de retrouver ses proches).

Au final, cet épisode 3 nous signifie que les choses ne vont pas en se simplifiant. On peut au moins reconnaitre à l’équipe de Prison Break de prendre le temps de nous illustrer à quel point les obstacles à surmonter pour toucher au but sont difficiles, même si cela revient tout de même à tourner quelque peu en rond dans les rapports de forces qui ont été mis en place.

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CaroleC
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