En plus du retour de The X-Files et celui de 24, la chaine américaine FOX a ramené Prison Break sur nos écrans. Le network tente tant bien que mal de reconnecter avec son succès d’antan, mais peine à raviver la flamme.

Ce revival se compose de 9 épisodes qui ont pour mission de replacer Michael, Lincoln et leurs proches dans une situation dangereuse où il faudra faire preuve d’imagination pour s’en sortir. Le créateur Paul Scheuring est bien évidemment de retour pour donner le jour à une intrigue complète qui se doit autant de surfer sur le passé que d’offrir du neuf.

Ce qu’on appelle la saison 5 de Prison Break commence alors que Michael Scofield (Wentworth Miller) est présumé mort depuis 7 ans. Sara (Sarah Wayne Callies) s’est remariée, tandis que Lincoln a plus ou moins reconnecté avec son passé de criminel.

Son existence prend un tournant lorsqu’il retrouve T-Bag (Robert Knepper) sur le porche de la maison avec une photo de Michael. Ce dernier serait bel et bien en vie, en prison au Yémen. Il faudra peu de temps à Linc (Dominic Purcell) pour se lancer dans une mission de sauvetage, en trouvant de l’aide auprès d’anciens amis…

L’équipe créative de Prison Break pose un contexte qui soulève de nombreuses questions. À commencer par : qu’est-il vraiment arrivé à Michael pendant tout ce temps-là ? Le mystère est entretenu un certain temps, mais on peut reconnaitre aux scénaristes de ne pas tourner autour du pot le moment venu. Ils fourniront les informations nécessaires au fil du récit pour que les évènements puissent prendre de la consistance, même s’il faut fermer les yeux sur certains faits et comportements pour que cela fonctionne.

Prison Break est une série qui s’est affirmée en nous proposant des situations où il était en apparence impossible de s’en sortir, si ce n’était pour Michael développant un plan tout aussi improbable. Des situations tirées par les cheveux ont vu le jour, mais un bon sens du rythme et une envie de voir les personnages s’en sortir ont participé à rendre l’ensemble accrocheur.

On se retrouve avec un retour qui cherche à recapturer l’esprit de la série, en créant quelques parallèles, mais qui échoue à travers une exécution terriblement monotone et un manque de surprises. La réalisation est d’ailleurs souvent d’une platitude désagréable, à quelques exceptions près, au point que certaines scènes sonnent faux.

Bien évidemment, les acteurs ne sont pas toujours aidés, car le matériel qu’ils ont est assez pauvre dans l’ensemble et les limite dans leurs mouvements. C’est pourtant bien sur les personnages que ce revival de Prison Break repose entièrement, que l’on retrouve avec un certain plaisir.

Les acteurs se sont glissés de nouveau dans la peau de leur personnage avec une aisance déconcertante, au point qu’il est presque triste de voir le peu d’attention que l’équipe créative leur porte. Les nouveaux visages ont par ailleurs du mal à s’imposer, servant pour beaucoup d’accessoires scénaristiques pour Michael.

Avec le téléfilm, Prison Break ne s’était pas terminée sur une note particulièrement positive, évitant pour le coup à ce revival de venir gâcher une potentielle fin satisfaisante. Arrivé au bout des 9 épisodes, ce retour vient alors compléter la série de manière étrangement dispensable. Cela n’apporte que peu de choses en bout de compte et, surtout, c’est terriblement manichéen et fastidieux dans sa narration. Cela rend l’ensemble d’une prévisibilité à toute épreuve et en fait un de ces revivals qui peine à justifier son existence.

La saison 5 de Prison Break sera disponible en DVD et Blu-ray à partir du 13 septembre 2017. Elle est diffusée à partir de ce jeudi 15 juin sur M6, trois épisodes par soirée qui sont suivis par des rediffusions de la première saison.

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CaroleC
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