Shawn Spencer possède un don d’observation exceptionnel, développé pendant son enfance avec l’aide de son père Henry, un flic modèle. Lorsqu’il regarde les informations, il ne peut s’empêcher d’appeler la police pour mettre en avant les indices qu’il a observés sur les lieux du crime à la télévision. Mais un jour, il est suspecté d’être impliqué dans les crimes qu’il aide à résoudre. Pour se disculper, il décide de mentir aux policiers en prétextant avoir des dons de médium qui l’aident à résoudre les enquêtes. La police, dubitative, décide de tester ses dons en l’employant comme consultant sur une affaire de kidnapping.

Faux médium. Vrai détective. Phrase slogan qui donne un avant-goût de ce qui nous attend. Avec une durée de 1h20, le pilot de Psych permet une véritable présentation de ses personnages, sans laisser sur le bas-côté l’histoire, grâce à une entrée en matière d’une durée assez longue pour ne pas appuyer sur l’accélérateur.

On fait donc la connaissance de Shawn Spencer, au don d’observation incroyable, et qui, à force d’appeler la police pour résoudre des affaires, va être lui-même suspecté d’être au cœur de l’une d’elles. Pour se sortir de cette situation, dans laquelle il s’est mis lui-même, il va donner le jour à un gros bobard, qui va orienter sa vie dans une autre direction : il se fait passer pour un médium.

Le ton est donné, ce pilot joue bien sur l’humour, le second degré. Shawn se retrouve à enquêter sur une affaire, et va emmener dans son aventure son meilleur ami, Gus. Sans lui, rien ne serait pareil, c’est l’atout en plus, le joker, celui qui offre le réel potentiel, à la série et à Shawn. Ce dernier serait bien moins intéressant sans son acolyte.

Sur le dossier, les inspecteurs Carlton Lassiter et Lucinda, couple à la vie. Le premier est complètement opposé à Shawn et ne croit pas du tout au fait qu’il soit un médium. Il va être forcé à collaborer, et c’est ici aussi une pièce maitresse de l’épisode. Lassiter est un peu le némesis de Shawn : bien habillé, sérieux, professionnel, terre-à-terre. Et surtout, loin de croire qu’on puisse résoudre une affaire avec de soi-disant visions. Cet antagonisme offre un dynamisme essentiel dans l’évolution de l’histoire.

L’enquête justement se révèle assez bien ficelé, quoique comme dans beaucoup, le problème vient du guest-star. Don S. Davis a son nom au générique et on se doute bien qu’il aura un rôle à jouer dans l’affaire. L’avantage étant que, finalement, on ne devine pas tout.

Un pilote entrainant et motivant, offrant à Psych un début de qualité, donnant le ton de la série.

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CaroleC
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