Psych (Enquêteur malgré lui)

psych saison 6 Psych : Ladies, Burton Guster est toujours célibataire (saison 6)

Jeudi 16 août 2012 à 8:30 | 4 commentaires | | | |

Psych : Ladies, Burton Guster est toujours célibataire (saison 6)

 Psych : Ladies, Burton Guster est toujours célibataire (saison 6) Psych : Ladies, Burton Guster est toujours célibataire (saison 6)par .

Avant que Psych ne soit de retour à l’automne avec une saison 7, j’ai donc profité de la période estivale pour combler mon retard et visionner la saison 6 de la série, dans laquelle on retrouve bien évidemment Shawn et Gus qui tentent par les moyens les plus douteux possible d’obtenir des affaires et de les résoudre.

La saison 5 de Psych s’était terminée avec Lassiter découvrant que Shawn et Juliet sortent ensemble. Il n’y avait pas de quoi en faire tout un plat et l’épisode de reprise règle la question sans en faire un gros état d’âme, ce qui montre bien que c’était assez inutile d’en passer par là.

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Cela aura quand même un avantage : la romance entre la policière et le faux medium sera bien mieux exploitée cette saison. Alors qu’au cours de la précédente, c’est avec une discrétion déconcertante que leur relation avait été intégrée, elle est maintenant plus assumée, sans pour autant être omniprésente.  Cette situation de couple ne vient pas sans quelques interrogations. Ainsi, de la possibilité d’emménager ensemble au mariage, plusieurs épisodes aborderont de front les questions, avec un succès plus ou moins limité, mais qui ne remet pas en cause la viabilité de la relation. Celle-ci aidera en tout cas à fournir quelques développements à Juliet, avant tout grâce à la venue de son père incarné par William Shatner. La série ne se fait pas des plus originales là-dessus, mais le personnage remplira son rôle.

Il semble qu’avec un Shawn rangé sur le plan privé, les scénaristes se sont décidés à se tourner un peu plus vers Lassiter et Gus. Dans le cas de ce dernier, en fait, il s’agit avant tout de rappeler constamment qu’il est célibataire et de le regarder draguer approximativement tout ce qui bouge de la façon la plus ridicule qui soit. Dulé Hill est au sommet de son art la plupart du temps, rien ne semble pouvoir l’arrêter, débitant les plus ridicules lignes de dialogues de drague, jouant de ses multiples expressions faciales à faire mourir de rire d’un bout à l’autre de la saison. En somme, si la série abuse des running gag autour de Burton Guster, son interprète prend tout ce qu’on lui donne pour en tirer le meilleur et il donnera jour à de multiples scènes mémorables.

À ses côtés, il y a donc Lassiter qui n’aura pas été exploité ainsi depuis… je ne m’en souviens plus et je ne suis pas convaincue que c’était en fait déjà arrivé. Là encore, Timothy Omundson se voit l’opportunité de montrer ce dont il est capable et il rate rarement le coche. C’est bénéfique à tous les niveaux, car c’était un peu trop souvent que la série tendait à ridiculiser le policier, pourtant connu pour être compétent avant l’arrivée de Shawn et Gus dans son quotidien. C’est aussi du côté de sa vie privée qu’il y a des évolutions, avec une petite amie et un nouvel appartement, et le personnage en profite grandement, retrouvant une place de choix dans la dynamique de groupe.

Par contre, Chief Vick et le père de Shawn font presque d’un bout à l’autre de la figuration, Henry Spencer reprenant un peu plus les devants dans la dernière ligne droite de la saison. Pour le coup, ils se retrouvent presque logés à la même enseigne que Woody le médecin légiste, qui sera bien plus présent cette saison.

Et, justement, le travail dans tout cela, me direz-vous ? La série délivre bien entendu son lot d’enquêtes thématisées ou référentielles qui donneront de grands moments. Entre l’épisode The Hangover, celui inspiré des films d’horreur (et principalement de The Shining) ou encore le délire télé-réalité (à la The Bachelorette), l’équipe créative se lâche à bien des niveaux. La saison est aussi marquée par des retours, dont celui  réussi de Cary Elwes en Despereaux dans un épisode chasse au trésor à la Indiana Jones et un autre avec les amis de Gus, beaucoup moins concluant.

En définitive, si quelques épisodes sont un peu plus faibles que la moyenne, Psych aura délivré une saison assez débridée et la série retrouve par la même occasion une énergie et une spontanéité qui lui avait fait défaut la saison précédente. C’est tant mieux et cela motive pour la saison prochaine.

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