Psych – Saison 5

On ne change pas une équipe qui gagne ! Shawn Spencer et Burton Guster continuent de résoudre des enquêtes, épaulés par un gros sens de l’observation et de l’improvisation qui les entraîne dans des affaires où ils auront l’opportunité autant de briller que de s’enfoncer pour, bien entendu, en ressortir victorieux.

Arrivé à la saison 5, si Psych ne vous a pas convaincu, il n’y a pas grand-chose qu’elle puisse faire pour y remédier. Il y a aussi une certaine possibilité que la série se soit taillée un chemin vers l’écran de spectateurs non-réguliers, à l’aide de son épisode hommage à Twin Peaks, Dual Spires (5.12), qui n’est pourtant pas le point culminant de la saison. Mais, si la formule a pris à cette occasion, pas de raison de bouder son plaisir.

En fait, le gros problème de cette saison 5 est qu’elle a démarré bien trop fort, touchant d’ailleurs son apogée – selon mes critères tout à fait personnels – avec Not Even Close… Encounters (5.03), où comme le titre l’indique, nous avons le droit à une enquête sur des extra-terrestres (et Freddie Prinze Jr. en guest star). La série est donc revenue en grande forme, à tel point qu’il était évident qu’elle n’allait pas pouvoir tenir sur la durée à ce rythme-là.

L’inévitable s’est donc produit, mais ce n’est pas pour cela que la première partie de saison avait usé toutes ses cartouches, trouvant avec l’intégration d’un Shawn 2.0, de son nom Declan Rand – interprété par Nestor Carbonell –, un concurrent de taille pour le véritable Shawn Spencer sur le plan professionnel et privé. C’est assurément ce dernier point qui aura le droit à sa plus nette évolution au sein de cette nouvelle fournée d’épisodes, le faux médium se décidant une bonne fois pour toutes à arrêter de tourner autour du pot et à déclarer sa flamme à Juliet. Après 5 ans, ce n’était de toute façon plus véritablement possible de continuer sur la même lancée, cela n’aurait alors fait qu’empirer la situation. L’équipe créatrice l’a bien compris, et le fait que James Roday et Maggie Lawson forment aussi un couple à la vie va clairement aider à imposer le couple fictif, les deux acteurs ayant une alchimie romantique indéniable qui trouve une opportunité de s’exprimer… au cours d’un nombre de scènes sacrément limité ! Une fois les obstacles franchis, la série ne jouera pas franchement avec son duo fraîchement formé, appuyé par le fait que Lassiter restera dans le brouillard jusqu’à la fin, et une volonté prononcée que cette relation ne vienne pas changer la dynamique de la série, à tel point qu’il n’est pas bien difficile d’en venir à la conclusion que leur romance n’est pas du tout exploitée.

Ce n’est d’ailleurs pas le seul élément de la série qui ne va pas se voir approfondi ou mis en avant, cela s’appliquant à quasiment tout le monde autour de Shawn. Après s’être faite temporairement éclipsée par Henry, la Chief Vick reprend son rôle dans la série pour ne pas y bouger d’un pouce et jouer les intermédiaires. Le père de Shawn, justement, finit par être encore moins employé maintenant qu’il a retrouvé une fonction dans les forces de l’ordre, peinant à trouver une place viable dans un ensemble rôdé depuis les débuts de la série et que les créatifs ont fortement du mal à faire évoluer. Lassiter aura principalement le droit à des répliques efficaces et à la visite de sa sœur pour s’exprimer, et ce, en moindre quantité. Pire que tout, Gus sera réduit à n’être qu’un sidekick ; un sidekick diablement efficace, mais quand même …

Cette saison 5 tend alors à faire ressortir l’inévitable : Psych a besoin d’être bousculée. N’embrassant pas pleinement ses nouveautés (le poste de Henry ou la relation Shawn/Juliet), la série s’exerce à conserver intacte sa formule en oubliant que le pire ennemi n’est pas le changement, mais l’installation d’une routine. Aidée par le retour de Noël ou la conclusion de l’affaire Yang, la seconde partie de saison trouve alors le moyen de se démarquer à travers des histoires dont les idées sont souvent plus fortes que leur application. Il faut dire que la série s’est assurément affirmée à l’aide de ses épisodes thématisés et, malgré les ratés, cela reste encore un principe qui pourra assurément donner le jour à de bons épisodes.

Pour le coup, la saison 5 de Psych est un étalage des forces et des faiblesses de la série, ayant encore beaucoup de ressources sur l’humour, mais devant absolument s’appuyer sur ses personnages pour limiter le sentiment que la mécanique est trop automatisée – ce qu’elle n’est pas parvenue à faire cette saison.

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