Psych – The Devil Is In The Details… And In The Upstairs Bedroom (4.04)

Un prêtre, vieille connaissance de Gus et Shawn, les appelle pour l’aider dans le cas d’un suicide qu’il pense être dû à un cas de possession démoniaque.

Shawn et Gus rencontrent l’Exorciste. C’est un peu le pitch de l’épisode, à quelques détails près. D’ailleurs, les détails, c’est ce qui perturbe un peu Shawn, et ce, depuis les cours de catéchisme, ce qui l’a éloigné de la religion de manière radicale. Du coup, il n’est pas très enchanté à l’idée de renouer le contact avec – en particulier avec le père Westley. Ceci n’est pas du tout la façon de pensée de Gus, et cette opposition de points de vue entre les deux amis va animer une bonne partie de l’épisode.

Cette fois, c’est donc Shawn qui refuse de s’embarquer dans l’histoire la plus invraisemblable. Une inversion qui va donner lieu à quelques scènes comiques, mais finira par s’estomper, Shawn se retrouvant principalement motivé par la même chose que d’habitude : trouver une piste un peu au hasard, se l’approprier, et tout faire pour la démontrer. Dès lors, comme souvent, la solution de l’énigme résulte d’une suite de coïncidences qui permettent au duo de prendre crédit pour avoir soi-disant résolu une affaire, alors que c’était quand même plutôt accidentel.

Par ailleurs, Shawn ne cherche pas vraiment à la résoudre pendant une grosse partie de l’épisode, préférant plutôt prouver que le père Westley a tort, et donc, qu’il n’y a pas de possession. Quoi qu’il en soit, la thématique est fortement chargée en références pour fournir aux scénaristes de quoi s’amuser un peu. On se retrouve même avec des scènes identiques au film The Exorcist de William Friedkin – source d’inspiration totalement assumée.

Dans tout ça, Juliet et Lassiter ne sont utilisés que pour crédibiliser certains passages, une running joke entre Lassie et Shawn servant à reconnaitre leur vague utilité. Du côté d’Henry, l’ambiance est légèrement différente, jouant à un autre niveau de comédie qui fonctionne bien mieux.

Avec la thématique et son iconographie, l’épisode déçoit un peu, n’allant pas au bout du délire comme on aurait pu s’y attendre. Cela s’explique par le fait que c’est la relation Shawn/Gus qui est exploitée et non l’histoire mise en place. Cette dernière profite donc modérément de Ray Wise qui est quand même excellent, comme toujours, mais il aurait pu faire bien plus. Le résultat final n’est pas pour autant mauvais, mais il aurait certainement pu être meilleur.