Après que l’ancien chef de la police ait été retrouvé mort, Shawn et Gus sont forcés de faire équipe avec deux anciens détectives qu’Henry a engagés en tant que consultants pour aider sur l’affaire.

À quoi ressemblerons Shawn et Gus quand ils seront à la retraite ? Probablement à Peters et Boone, deux détectives retraités de la SBPD qui étaient les meilleurs. L’idée de l’épisode est donc le choc générationnel entre les anciennes stars du département de police et notre duo de détectives amateurs.

Tout est fait pour que le parallèle soit impossible à rater, Shawn ira même jusqu’à admettre le fait. C’est une bonne chose, car, de toute façon, une fois que l’on a passé la partie affrontement vieux Vs. jeunes, l’idée a été épuisée et on se tourne vers la seconde option : à 4 c’est encore pire.

Double dose de détournements de lois, double fournée de prises de risques inutiles et, forcément, quand ça dérape, c’est un double renvoi de l’affaire de la part de Chief Vick. Celle-ci compense d’ailleurs sa quasi-absence du début de saison, ce qui aura pour conséquence de mettre Jules et, surtout, Lassiter dans l’arrière-plan. C’est à peine si on les voit, car il n’y a pas de place pour tout le monde.

Quoi qu’il en soit, si le pitch de l’épisode est un classique, Psych a toujours le don pour bien gérer en embrassant les clichés pour mieux les exploiter. L’humour est au rendez-vous, même s’il est plus posé qu’on aurait pu le croire, tout repose sur les dialogues à double sens que le contexte semble naturellement imposer.

En tout cas, Carl Weathers et William Devane ont la forme et s’insèrent sans souci dans la série. C’est le genre de guest stars qui pourraient revenir de manière ponctuelle sans que cela ne soit un problème.

Viagra Falls est donc un épisode qui évite les pièges qu’ils se posent lui-même et qui possède un bon rythme et de bons acteurs, permettant un peu d’effacer le fait que l’intrigue est par moment trop prévisible, ce qui, en général, n’est pas vraiment un handicap pour la série de toute façon.