Psych - You Can't Handle This Episode (4.10)

Shawn et Gus assistent la police dans l’enquête sur le meurtre d’un militaire. Le frère de Juliet militaire/mercenaire va leur venir en aide, mais Shawn le croit impliqué.

Pour ceux qui l’ignorent, USA Network diffuse l’émission de catch WWE Raw dans laquelle John Cena, guest Star de l’épisode, officie. Cela fait un peu promotion croisée, mais l’ambiance de Psych va permettre de jouer la carte de la caricature qui est clairement nécessaire pour crédibiliser la participation – et la prestation – du catcheur.

Dès le départ, on joue la démesure avec la propension habituelle du show à s’amuser avec les clichés des ‘80s. Le délire est vite mis en place afin de permettre à Shawn et à Gus de faire leur numéro avec cette représentation stéréotypée de l’univers militaire. C’est peut-être un peu lourd par moment, mais l’humour fonctionne quand même à plein régime. Il faut dire que les deux amis sont en formes.

Au milieu de tout ça, on nous injecte une histoire un peu plus sérieuse avec la relation Shawn/Abigail. Le couple n’est jamais réellement apparu comme pouvant être durable à cause de Juliet qui avait toujours des “moments” avec Shawn, ce qui laissait transparaitre la volonté des scénaristes sur ce plan. En gros, Abigail était là pour temporiser. Maintenant, elle s’en va. L’excuse est un peu énorme, mais cela apporte aux acteurs l’opportunité de changer légèrement de registre. Le problème étant que l’épisode joue tellement la carte du délire ridicule que cette partie semble presque mal placée.

Sortie de cela, la reprise se fait dans la très bonne humeur. On appréciera le fait qu’Henry n’est pas forcé dans l’histoire, que Robert Patrick s’auto-caricature (presque), que Jon Cena se prenne suffisamment au sérieux pour que ça ne semble pas poussif, et que personne ne se souvienne du nom de Gus. On pourra par contre regretter le fait que Lassiter soit un peu trop en retrait, servant principalement à envoyer des vannes à Shawn, mais le contexte justifie presque sa position.

Globalement, on retrouve le très bon niveau du début de saison et c’est une très bonne chose.