
Dans son enfance, le jeune Ned découvre qu’il a le don de ramener les êtres disparus à la vie par un simple toucher. Devenu adulte, entre sa pâtisserie et des énigmes qu’il résout concernant des décès inexpliqués, il ressuscite un jour d’entre les morts son amour de jeunesse qui a été assassinée. Mais s’il la touche à nouveau, cette dernière mourra pour de bon…
Bryan Fuller a deux obsessions: La Mort et le Surnaturel.
Des thèmes au demeurant pas très joyeux mais qui triturent les neurones du pauvre homme à tel point qu’il en est déjà à sa 3ème série traitant du sujet. Après Wonderfalls et Dead LikeMe, Pushing Daisies adopte comme les deux précédentes un style totalement décalé, à mille lieux de l’ambiance d’un Six Feet Under par exemple.
Dès la première image, on se retrouve plongé dans un monde coloré et complètement irréel. Un univers qui fait immédiatement penser à l’atmosphère des films d’un Tim Burton (période Big Fish) ou d’un Jean-Pierre Jeunet (période Amélie Poulain). Pas les pires références certes, mais pour une série qui veut se donner un genre bien à elle, ça commence plutôt mal.
Pour le reste, on ne peut pas dire que ce Pilot est désagréable à regarder, mais certains effets de manches comme la voix off, horripilante au possible, énonçant une datation précise à le seconde près pour chaque événement important, risque de devenir très vite limite pompeux voir carrément pompant.
Tout comme le jeu d’acteurs, de niveau inégal, entre un Lee Pace (Ned) plutôt juste et une Kristin Chenoweth (Olive Snook) pétillante et craquante, un Chi McBride (Emerson Cod) qui nous propose un énième associé black au caractère grognon et une Anna Friel (Charlotte “Chuck” Charles) complètement fade et insipide, de l’autre, l’écart est grand. Petit espoir du côté des actrices jouant les deux tantes de Chuck (Lily et Vivian) qui, si elles ont la chance d’avoir des personnages bien écrits, pourront offrir de bons moments dans la suite de la série.
Une série au Pilot de qualité moyenne donc, faute d’originalité, et qui malgré l’intelligence des scénaristes de ne pas avoir fait trainer en longueur l’intrigue concernant l’assassinat de Chuck sur plusieurs épisodes, voir la saison entière, risque fort de tourner rapidement en rond, s’enfermant dans un schéma que l’on devine déjà comme “Ned/Chuck l’Amour impossible” d’un côté et “la résolution d’énigmes” de l’autre, provoquant à court terme, la mort de l’intérêt que l’on pourrait porter à l’histoire. Et il faudra plus qu’un simple toucher (de télécommande) pour le ramener à la vie…
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July 31st, 2008 at 3:27 pm
Un pilote effectivement alourdi par une charte graphique chargée et de trop nombreux gimmicks susceptibles d’agacer sur le long terme…
Je ne partage cependant pas ton opinion concernant les préoccupations de Bryan Fuller. Si le fantastique demeure en effet son genre de prédilection, la mort n’est que l’une de ses principales thématiques. Plus particulièrement, c’est sur la frontière entre la vie et la mort qu’il s’interroge, et ce dans chacune de ses trois oeuvres. Je vois ainsi Wonderfalls, mené de main de maître par Tim Minear, non pas comme une série sur la mort mais au contraire comme un regard drôle et cynique sur l’absurdité de la vie.
July 31st, 2008 at 5:01 pm
Le style visuel est vraiment particulier, c’est pas exactement ma tasse de thé mais je m’accroche et au bout du compte je trouve ça plutôt sympa. Ça change.
Les personnages sont assez sympathiques et le côté un peu naïf se révèle plaisant.
A voir sur la continuité.