A 23 ans, Jimmy Chance veut bien faire mais n’a aucun but dans la vie. Après une aventure d’un soir avec une meurtrière en fuite, il découvre 8 mois plus tard qu’elle est enceinte et à la charge du bébé une fois sa mère ayant quitté ce monde. Décidé à faire ce qu’il y a de bien pour sa fille, il décide malgré les réticences de ses parents, de l’élever.

Nouvelle comédie de la Fox, Raising Hope nous introduit à Jimmy (Lucas Neff) et sa famille qui vont voir leur quotidien être mouvementé par l’arrivée d’un bébé.

Il suffit d’un coup d’œil pour faire la liaison entre cette sitcom et l’ancienne de Greg Garcia, My Name Is Earl. Les allergiques au style du créateur ne vont sûrement pas être aisément séduits par Raising Hope, mais pour les autres, il ne risque pas d’y avoir beaucoup d’obstacles pour tomber sous le charme.

C’est avec un léger brin de stupidité, suivie très rapidement par un peu de folie ambiante, que nous faisons la connaissance de Jimmy. Son père (Garret Dillahunt) – avec qui son cousin (Skyler Stone) et lui travaillent – nettoie les piscines, sa mère (Martha Plimpton) est femme de ménage, et leur grand-mère (Cloris Leachman) vit dans le passé, sa lucidité s’étant fait la malle. Dans tout cela, Jimmy cherche désespérément à trouver un but à sa vie, et c’est Lucy Carlyle qui va lui apporter. Après lui avoir sauvé la vie – et une nuit dans le camion – il découvre que son nouvel amour est une meurtrière en cavale.

Lucy – pour son peu de temps d’antenne – est complètement déjantée et apporte dans son sillage un enchainement survolté de scènes et un bébé. C’est avec Hope – originellement baptisée Princess Beyonce – que Jimmy trouve son nouveau but dans la vie, convaincue qu’avec l’aide de ses parents (qui n’ont pourtant pas fait de l’excellent travail avec lui, il le sait bien), il peut faire quelque chose de bien, et ce quelque chose c’est élever sa fille.

Il y a donc de bons sentiments qui viennent s’interposer dans cet univers cynique, décalé et excessif, sans pour autant que le pilote n’en perde le nord. Il rebondit assez rapidement, avec un Jimmy qui sert de point central, et autour duquel tout semble s’agencer, qu’il s’agisse de la banalité de l’existence à son absence de moralité ou au contraire, aux bonnes intentions qu’il nourrit dans la vie, touchant Hope et sûrement, Sabrina (Shannon Woodward), caissière sarcastique pour cause de travail ennuyeux.

Aidé par son casting plus que convaincant – imposant une dynamique et une crédibilité familiales –, Raising Hope a clairement l’énergie et la volonté de son personnage principal. Il en veut, et épaulé par les gens qui l’entourent, il a ce qu’il faut pour réussir.