Jerry Kellerman, avocat au bureau d’aide juridictionnelle, doit réussir à faire acquitter son client accusé à tort d’un viol. Malheureusement, même si l’avocate du bureau du procureur lui propose un arrangement convenable, la juge décide qu’il doit y avoir procès.

Nouvelle série de Steven Bocho pour la chaine câblée TNT. On y suit différents membres de système juridique qui ont été à l’école ensemble. Amis à la ville, au travail, ils doivent souvent d’affronter.

Dès le départ, ce pilot impose une ambiance conventionnelle qui ne se lèvera pas de l’épisode. On a donc une bande de jeunes, beaux, intelligents, et tous travaillent dans le même district. Leurs affaires sont forcément liées. Soit ils s’affrontent, soit ils font équipe.

On arrive rapidement à cerner leurs personnalités, celles-ci n’étant pas décrites avec finesse. Le personnage de Mark-Paul Gosselaar allant tellement dans l’excès qu’il en perd une bonne partie de sa crédibilité, mais moins que la série qui se conclue sur tout un tas de mini révélations sans intérêts sur la vie privée de chacun. Alors que l’on sent bien que ces derniers moments sont censés nous interpeller, ils ne font qu’enfoncer le peu de crédibilité qu’il restait après une journée de travail, ou presque. Car oui, le temps passe vite. Il n’y a pas de repère temporel, mais on a rarement eu l’impression qu’une affaire était jugée aussi rapidement aux USA.

Les scènes de tribunal justement, ne sont pas très captivantes. Surement censé nous montrer l’état de délabrement du système judiciaire américain, le scénario ne va jamais réussir à atteindre la crédibilité qu’il tend à avoir. Les acteurs en font trop dans un décor qui a l’air à peine finalisé.

Bref, pour une série juridique, on a vu mieux sans trop se forcer. Il est étonnant de voir le nom de Steven Bocho associé à un scénario si peu abouti. On retrouvera plus sa touche dans le casting composé en majorité d’acteurs qu’il a déjà côtoyé avec ses précédentes séries.

Raising The Bar n’a pas un pilot convaincant, mais ce type de série bénéficie d’un concept lui permettant de rapidement s’améliorer. Là, il y a beaucoup de boulot, alors il ne faut pas trop espérer non plus.

Note: Cette critique fut originellement publiée le 21 juin 2008, basée sur un pré-air. il n’y a pas de différences avec la version diffusée sur la TNT le 01/0908.