Reaper – Pilot (1.01)
A l’âge de 21 ans, Sam découvre que ses parents ont vendu son âme au Diable avant sa naissance. Conformément à l’accord passé quelques années plus tôt, Satan en personne réclame aujourd’hui son dû ! Il exige que Sam le serve en tant que chasseur d’âmes. Sa mission est de retrouver les âmes qui se sont échappées et les ramener en Enfer. Après 20 premières années où tout lui était permis, le jeune homme doit faire face à ses responsabilités et embrasser sa destinée.

On peut noter au programme des grilles américaines deux phénomènes plus ou moins de retour sur le devant de la scène : le fantastique, et la saga familiale.
Reaper en toute logique se trouve dans la première catégorie. Il s’agit d’une nouveauté The CW, qui a pour cible favorite les 15/25ans.
Cette série, sans pour autant voguer sur l’originalité, peut se targuer, sans grande difficulté, de posséder l’un des pilotes les plus sympathiques. Pas de lourdeur, on ne prend pas son spectateur pour un idiot, et le but premier est clairement de divertir dans le fun. Aussi simple que cela soit, aujourd’hui, c’est bien difficile à obtenir. Alors, quand on a droit à 40 minutes de non prises de tête assumée, de légèreté, sans tomber dans le ridicule, on fonce direct.
Pour aider au succès de Reaper, le casting : alors que le petit nouveau en tête est apparemment Zachary Levi (Chuck), j’avoue préférer nettement Bret Harrison, de par la simplicité et l’humilité du personnage. Cliché, mais l’acteur réussit à rendre Sam sympa, alors que ce type de personnage peut devenir très vite ennuyant et exaspérant. A ses côtés, Bert « Sock » Wysocki, le pote, trouvant la situation complètement fun, et partant à fond dans le délire de l’aventure. Tyler Labine a pile la tête du copain un peu allumé, qui adore ce genre d’histoires. Deux femmes au casting, dont l’une incarnée par Missy Perigrim. Le pilote ne leur laisse qu’une petite place, donc, ce sera pour la suite, pour ces jeunes demoiselles.
Je terminerai par mon préféré : le Diable (Ray Wise). Drôle, fun, cool. Tout ce que vous voulez, le Diable est un phénomène à lui tout seul, et Ray Wise ne dissimule aucunement tout le bonheur qu’il y a à l’incarner sous cet angle-là.
Reaper est alors une bonne surprise : une histoire bien faite, sans prise de tête, des acteurs à fond dans l’idée, et 40 minutes de détente assumée.