Rescue Me – Lesbos (5.17)

C’est enfin le jour du concert organisé pour rassembler de l’argent pour Garrity. La soirée alcoolisée va tourner bizarrement et les gars doivent sortir Mrs Needles de là.

Cela fait plusieurs semaines qu’on nous en parle de ce fameux concert. Le voilà finalement, mais pas seulement, car l’épisode se sépare en 4 parties bien distinctes.

Première. Ouverture de l’épisode. traditionnel bullshitage entre les gars du 62 pendant que Lou tente de régler l’image de la tv pour regarder Dancing with the stars. Cela tourne donc à une discussion sur le nom du groupe de Mike. Tommy propose de le renommer Douchebags aka DBs. Nous voilà alors avec une intro typique entre le grand n’importe quoi habituel, le running gag du nom du groupe, et rien de plus – la grande force de la série, restée simple.

Seconde. Le bar. La soirée. L’alcool. Les lesbiennes. Grosse scène qui prend au moins un tiers de l’épisode et qui nous met tout le monde au même endroit, sauf Needles, resté à la caserne pour travailler. Mais sa femme est là, et elle s’amuse un peu trop. Les Gavin boivent en famille, c’est leur nouveau truc. Derek est lui aussi complètement plein. Le groupe est plutôt mauvais, d’après l’avis général, même si ça ne sonne pas trop mal. On enchaine donc les petits moments, d’un bout à l’autre du bar, entre les rencontres, les discussions autour de verres et Teddy qui se sent motivé pour une baston. C’est fluide, bourré d’excellents dialogues, et encore une fois, simple comme Rescue Me.

Troisième. Sheila Vs. Janet. Dans le genre affrontement titanesque, celui-là n’était pas prévisible, mais, dans le fond, inévitable. Il fallait bien que toute cette affaire finisse par aboutir au niveau où Tommy doive faire un choix. C’est maintenant. Enfin, pour la prochaine fois. En tout cas, les deux femmes ne se supportent pas, c’est présent depuis la saison 1, mais on les voit rarement ensemble, donc ça n’a pas été aussi palpable depuis très longtemps. Pour réduire la tension, quelques gags de situations viennent ponctuer l’attente, car les gars sont sur le terrain.

Quatrième. Incendie dantesque. Musique. Ralenti. Enchainement de moments forts, comme souvent avec ce type de scènes. Les incendies, cette saison, sont vraiment très bien faits, toujours intenses et incroyablement authentiques. Après cela, voilà qu’une femme débarque, passe outre les pompiers et entre chercher sa valise dans l’immeuble en feu. Le genre de séquence surréaliste et comique que la série affectionne.

Chacune de ses parties délivre le savoir-faire Rescue Me, que ce soit dans la maitrise de ses personnages, dans l’aspect comédie, ou dans la force des images. Au niveau de la construction, cette façon de bien scinder en plusieurs parties distinctes les épisodes est beaucoup moins déroutante que la première fois, c’est presque devenu une marque de fabrique d’ailleurs. Quoi qu’il en soit, l’épisode s’en trouve être assez varié, tout en restant homogène. Il y a de l’avancement dans la majorité des storylines au point qu’on prend même le temps de nous en introduire une nouvelle, avec Maura Tierney. Je ne comprends pas pourquoi sa venue était tant attendue, car la série fonctionne très bien sans guest stars, mais bon, un peu de pub ne peut pas faire de mal. Le fait est qu’elle est censée être là pour plusieurs épisodes, et avec une telle introduction, on peut déjà la classer parmi les fêlées qui ont peuplé la série. Les femmes dans Rescue Me se doivent traditionnellement d’être un peu borderline.

Donc, pour conclure, l’épisode offre un très bon divertissement. Du Rescue Me quoi.