Après une intervention sur un accident de voiture, Tommy se questionne sur sa capacité à faire le travail. Désormais sobre, il culpabilise car Colleen n’a pas suivi sa route. Il consulte le père Phil pour savoir ce qui ne va pas.

Après le choc de Blackout, il n’est pas surprenant de voir Tommy tenter une nouvelle fois la sobriété. Ce n’est pas un état qu’il apprécie, mais il a atteint un point où il ne pourra plus vraiment vivre avec lui-même s’il ne s’arrête pas. Après tout, cela aurait pu être fatal à Colleen.

L’idée est qu’après lui, c’est justement sa fille qu’il faut tenter de sauver. Une lourde mission qui semble naturellement s’imposer au Père Phil, prêt à s’engager dans le sauvetage des Gavin. Et c’est une perspective encourageante, plus que celle que Teddy, Mickey et Maggie semblent proposer. En fait, le Père Phil est un personnage qui arrive à point. Il est là parce que, sans guide, Tommy ne saurait pas vers où se diriger. Et quand on voit l’histoire de Tommy avec Jésus, il n’est pas étonnant qu’il repasse par l’église pour trouver de sa voie.

Quoi qu’il en soit, cela offrira des scènes assez intéressantes et une fin plutôt intense, dans le genre d’extrême vers lequel Tommy ne peut se diriger que par désespoir. Le voir batailler avec sa fille pour la sauver montre bien qu’il a fini de ne penser qu’à lui et c’est probablement là sa plus grande victoire.

Mais l’épisode ne se concentre pas que sur les Gavin et leurs problèmes avec l’alcool, même si c’est un thème inépuisable. A la caserne, le comportement de Tommy va pousser Black Shawn et Franco à s’affronter. La tension grandissante entre eux n’était pas aussi palpable qu’elle aurait dû l’être, mais cela a le mérite de montrer que chacun à conscience de son rôle dans le drame qu’est la vie alcoolisée de Tommy et Colleen. Il y a beaucoup de ressentiment à gérer et que ce soit Shawn ou Franco, ils méritent d’avoir leurs places affirmées.

Dans un tout autre genre, nous avons également Sean et Mike qui accompagnent Pat Mahoney voir un ballet. Bien que l’on se retrouve avec le duo d’idiots de la caserne, la situation de Pat apporte une véritable dimension dramatique à associer avec l’humour ambiant pour donner le mélange unique à la série qui allie gravité et absurdité avec une sensibilité qui touche vraiment. Il est appréciable de voir que les personnages, Sean tout particulièrement, arrivent encore à être utilisés de la sorte pour offrir ce genre de scènes véritablement mémorables.

Dans ses excès et son propos, Sanctuary nous livre du Rescue Me intense et touchant. Peut-être pas le meilleur de ce que la série ait délivré, mais c’est la preuve qu’elle n’a pas encore épuisé tout son potentiel et qu’elle possède toujours ses forces qui ne demandent qu’à être soigneusement exploitées.