Hank et Evan voient leur père revenir dans leur vie après qu’il leur ait volé l’argent d’Hank Med. Divya prépare son mariage alors que Raj travaille à Londres. Jill se bat pour monter sa clinique gratuite.

Royal Pains est donc de retour pour une seconde saison d’interventions médicales inventives dans les Hamptons. Les choses n’ont pas vraiment changé, au premier abord, mais il ne va pas falloir longtemps pour qu’un joueur majeur soit injecté dans l’histoire : Eddie R. Lawson.

Le père d’Evan et Hank, joué par Henry Winkler, est un escroc, comme on nous l’a répété pendant toute la première saison, mais il va se révéler être un plus complexe que ça. Eddie fait d’abord son apparition pour rembourser ses enfants, ce qui est une preuve de bonne volonté qui ne va pas pour autant séduire Hank, alors qu’Evan se réjouit du retour de son père dans sa vie.

Ainsi, durant une bonne partie de la saison, la relation entre le père et les fils va doucement évoluer, car Hank n’est pas prêt à refaire confiance à celui qui par le passé les a abandonnés lâchement. De plus, Eddie semble toujours sur le point de se lancer dans une nouvelle magouille qui pourrait détruire tout ce qui a été bâti avec Hank Med.

Les frères Lawson ne sont pas les seuls à avoir des problèmes de famille, puisque Divya est encore coincée dans son mariage arrangé par ses parents. Certes, elle a accepté d’aller jusqu’au bout, mais le destin posera sur sa route des obstacles de tailles qui mettront sa détermination à rude épreuve, au point qu’il est assez difficile de comprendre pourquoi elle insiste à ce point.

Heureusement, elle ne sera pas seule et pourra prendre conseil chez Jill avec laquelle elle deviendra amie. Il faut dire qu’à l’exception de son projet de clinique gratuite, Jill se retrouve rapidement mise en retrait puisqu’elle n’est plus avec Hank. Il y aura toujours un moyen de la ramener sur les devants, mais c’est vraiment sa relation avec Divya qui fonctionnera le mieux.

Du point de vue relationnel et professionnel, Hank va de son côté trouver une nouvelle femme pour lui poser de nouveaux challenges. Emily Peck, donc, est introduite comme remplaçante d’Hank pendant qu’il s’absente à la demande de Boris. Elle se plait dans les Hamptons et a un sens de la concurrence assez extrême. Elle parviendra tout de même à s’accorder avec Hank, personnellement parlant, car leur façon de travailler bien différente les séparera le plus souvent.

Evan va lui aussi avoir une vie sentimentale un peu mouvementée avec Paige, une jeune femme issue d’une famille riche qui va d’abord l’engager pour être son petit-ami devant ses parents, avant que leur relation ne devienne réelle.

Au dessus de tout ça, l’ombre de Boris plane toujours. Le mystérieux russe entrainera Hank et son frère à Cuba, entre autres choses, et continuera à se battre contre sa maladie, même si cela se complique énormément avec l’introduction de Marissa, l’amour de sa vie.

Bref, malgré le fait qu’elle conserve son aspect formaté avec ses cas de la semaine variés et colorés, Royal Pains a réservé beaucoup de petites choses pour ses protagonistes, et est parvenue à tout étaler d’un bout à l’autre de la saison, construisant pierre par pierre les évolutions relationnelles importantes. Seule Emily Peck se montrera difficile à gérer et obtiendra une fin relativement bâclée, laissant apparaitre trop clairement que le but de son passage n’était que de mettre la relation Hank/Jill entre parenthèses le temps d’une saison.

Au final, Royal Pains reste le divertissement plaisant et sans prétention qu’elle était durant sa première saison, tout en offrant à ses personnages de quoi maintenir l’attention sur eux et éloigner ainsi la lassitude que la formule du show pourrait commencer à installer à ce niveau. L’ensemble est donc maitrisé et fait avec légèreté, ce qui rend le visionnage toujours aussi facile.