Quand un acteur d’une populaire franchise de films s’effondre, Hank est là pour lui sauver la mise. La condition de l’homme n’est pas pour autant soignée, et le médecin va devoir rassembler les morceaux du puzzle pour découvrir la véritable nature du problème. Eddie R. est bien décidé à s’installer dans la vie de ses deux fils, ce qui ne gêne pas Evan, mais crée de grosses tensions avec Hank.

Royal Pains s’inscrit assez bien dans la lignée de Psych dans sa volonté de dégoter des cas médicaux plus thématisés. Ce n’est pas tant à travers la maladie que cela se passe, contrairement à d’autres medical drama, mais plus dans un contexte social. Ainsi, ce coup-ci, la star du catch Big Show vient incarner un acteur ayant fait sa popularité sur sa carrure grâce à son rôle de Trashman dans une franchise de films.

C’est avec une certaine malice que ces films vont nous être présentés comme des œuvres bien connues, avec Evan en fan – ce qui n’a rien de perturbant – mais surtout avec une Jill qui s’y connaît aussi. Et puis, la scène finale pour affirmer une nouvelle fois la supériorité du numéro 4 sur le numéro 3 conclut plutôt bien l’idée. L’histoire force suffisamment le trait, sans pour autant que cela en devienne abusif. Pour le coup, l’humour réussit à bien fonctionner et ne se fait pas du tout intrusif.

Ce type d’épisodes a quand même l’inconvénient de mettre en perspective l’inutilité que Jill peut avoir. La porte ouverte par le season premiere avec sa supérieure n’a même pas été évoquée depuis, ce qui la place encore plus dans une position difficile, car elle est en tant que médecin et potentiel amoureux totalement dispensable pour le moment. On peut donc imaginer qu’elle est en retrait et reprendra les devants plus tard.

Il faut dire aussi que si Hank doit soigner Donald (aka le Trashman) et que la sœur va venir pimenter les journées d’Evan (avec une intrigue beaucoup trop prévisible), il y a Eddie et Boris qui s’imposent cette semaine. Il n’y a pas de nette évolution avec le premier, si ce n’est la confrontation qu’il a sur la fin avec Hank lui offrant la possibilité d’affirmer sa place aux Hamptons, et son refus de laisser son fils continuellement lui rappeler ses erreurs passées. Pour Boris, les enjeux sont différents, et pour le moment, il n’y a pas non plus de progression, il y a plutôt la sensation qu’il n’aide pas énormément Hank à découvrir une solution à ses problèmes de santé. C’est Boris, ce n’est pas comme s’il n’était pas de nature cachottière, voire manipulatrice, donc ce n’est pas une grande surprise. De même que voir l’épisode se conclure sur l’arrivée d’une nouvelle concierge doctor ne prend pas du tout de court.

Enfin, ce Keeping the Faith confirme l’orientation que prend cette saison 2, ayant réussi à trouver un équilibre entre sa partie médicale et son aspect plus feuilletonnant.

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CaroleC
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