Royal Pains – Pilot (1.01)

Après avoir privilégié un patient au détriment d’un riche associé de l’hôpital, Hank se fait renvoyer et sa réputation l’empêche de retrouver du travail à New York. En week-end avec son frère dans les Hamptons, il va être, contre sa volonté, propulsé au poste de médecin concierge pour les riches.

Royal Pains est une nouvelle série signée USA Network et il n’est pas franchement nécessaire de le préciser, car entre la réalisation, le style narratif et cette façon de placer tous les éléments pour mettre le personnage au cœur du show, la patte de la chaine est difficile à ignorer.

Nous voilà donc avec Hank, chirurgien superstar qui va faire l’erreur de privilégier le patient le plus nécessiteux, provoquant par manque de chance le décès d’un riche « ami » de l’hôpital. Grillé à New York et certainement ailleurs, sa fiancée le plaque, il est fauché, que lui reste-t-il ? Rien. C’est là que le frère entre en scène, comptable et pique-assiette professionnel, Evan va trainer Hank dans la folle vie des Hamptons où les riches sont excentriques et demandeurs.

Les éléments s’enchainent avec, certes, beaucoup de prévisibilité, mais aussi avec efficacité. Le rythme soutenu et l’humour font passer cette histoire un peu poussive avec facilité. Il faut dire que les réticences et la morale d’Hank poussent le bouchon un peu loin, ce qui fait qu’il n’y avait certainement pas besoin de plus d’une heure pour arriver au point où l’inévitable se produit : le bon docteur s’installe définitivement aux Hamptons et devient le nouveau concierge doctor.

Enfin, on ne peut pas reprocher à un pilote de vouloir nous en mettre plein la vue, le but est de nous faire revenir, donc… Mais ce n’est pas le seul, il faut aussi introduire convenablement les personnages. De ce côté-là, pas trop de difficulté, surtout pour Hank, car le fait qu’il soit interprété par Mark Feuerstein fait pratiquement tout le travail. L’acteur est un spécialiste de ce type de rôle, gentil, compétent, bonne morale ; le gendre idéal, c’est lui. Paulo Costanzo est Evan, l’atout comique, qui, espérons-le, ne deviendra pas trop vite lourd. Il en fait un peu trop, l’important étant de montrer qu’il est l’opposé de son frère. Viennent s’ajouter Divya Katdare, l’assistante qui semble avoir pas mal de potentiel avec son background, et Jill Casey, la belle administratrice de l’hôpital local que l’on impose immédiatement comme intérêt romantique de la série. Au moins, pas de détour de ce côté-là.

C’est beau. C’est neuf. C’est énergique. Ça sent bon l’esprit USA Network. Le seul hic, c’est que tout ce qui est accompli durant ce pilote, c’est la mise au travail d’Hank, difficile de savoir comment la suite va être traitée. Cela ne restera pas un mystère très longtemps et si on accroche à l’ambiance, il y a peu de risque d’être déçu. L’association avec Burn Notice apparait logique et cela devrait assurer Royal Pains d’un certain succès. En tout cas, elle démarre avec tous les atouts nécessaires à une série d’été.