Royal Pains

Hank était le médecin typique des Urgences jusqu’à ce qu’il se fasse renvoyer pour avoir sauvé un jeune au détriment d’un riche associé de l’hôpital. Son frère Evan l’emmène dans les Hamptons pour l’éloigner de ses problèmes, et sur place, il a alors la possibilité de pouvoir devenir une nouvelle sorte de médecin. Les riches et pas si riches de là-bas ont besoin d’un homme qui fait du déplacement à domicile. C’est ainsi qu’Hank obtint une seconde chance pour faire ce qu’il fait de mieux : soigner les gens.

C’est l’été, il fait beau, et l’ambiance est au soleil et au sable chaud. Alors, quoi de mieux qu’une série se déroulant dans les Hamptons pour accompagner les deux mois de vacances ?

Pour faire très court, Royal Pains peut se résumer ainsi : « House rencontre Burn Notice ». D’House, nous tirons des cas médicaux un peu tordus. De Burn Notice, quasiment tout le reste, et surtout une réalisation semblable.

Hank est donc le MacGyver de la médecine, et sa route va croiser des malades plus ou moins collaboratifs. Si les débuts tendent à accentuer la différence sociale entre Hank et ses nouveaux patients, cet aspect-là sera vite effacé, pour favoriser avant tout des portraits humains. Ils ne sont pas tous fortunés, prétentieux ou excentriques. Ils sont aussi simples, désagréables, avec des secrets…

Dans sa nouvelle carrière, Hank est épaulé par son frère, Evan, qui s’occupe des finances et à l’occasion de la partie humoristique. Il se retrouvera souvent avec Divya Katdare qui s’impose elle-même pour être l’assistante, et finira pas devenir une sorte d’associée. Entre les patients, Hank fréquente Jill Casey, administratrice de l’hôpital local et, option obligatoire, l’intérêt romantique.

Comme beaucoup de séries, les débuts sont un peu tâtonnants, et les épisodes pas toujours convaincants. Malgré cela, l’équipe créative arrive quand même à instaurer rapidement quelques personnages récurrents, comme le plus que sympathique et adolescent Tucker, ou le riche Boris. De plus, elle va aussi tout doucement développer ces protagonistes, à travers différentes storylines : une histoire paternelle pour Hank et Evan, un ex-mari pour Jill, et surtout, un mariage arrangé pour Divya.

Il faudra ainsi 4-5 épisodes à la série pour trouver son ton, le juste équilibre entre la médecine, l’humour et l’évolution professionnelle et privée de ses personnages. Le programme tombe rarement dans l’excès, pêche à l’occasion avec des patients manquant de consistance, ou d’intrigues secondaires trop ordinaire, mais possède un charme qui fait effet, et des protagonistes solides auxquels on s’attache sans discuter.

Royal Pains se révèle alors être un bon mélange de drama et de comédie : on s’y sent bien aux Hamptons, et on est prêt à y retourner l’année suivante.

Avec : Mark Feuerstein, Paulo Costanzo, Reshma Shetty, Campbell Scott, Jill Flint.

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CaroleC
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