Royal Pains – Strategic Planning (1.03)

Hank et Divya interviennent chez un sénateur pour faire passer des tests à son fils. Malheureusement, Kendrick, le patient, est touché par un mal fulgurant qui laisse à Hank peu d’options. Pendant ce temps, Evan cherche à développer la clientèle de son frère.

Comme l’épisode de la semaine dernière le laissait supposer, Royal Pains est une série qui se cherche et qui peine à se trouver. Pour un formula show, il est important de poser rapidement ce qui sera le modèle pour la suite, mais ici, c’est plus au niveau de l’établissement des relations entre les personnages et de l’orientation de la pratique professionnelle d’Hank qu’il y a de claires hésitations.

Ainsi, Boris revient sur les devants, le temps de laisser planer le doute sur des motivations qui n’ont, d’ailleurs, pas été précisées. Il a des plans pour Hank, ce qui fait passer ce dernier pour un simple pion, ce qu’il est peut-être, finalement.

En attendant, nous avons le patient de la semaine : le fils d’un sénateur. Avec lui, on plonge dans les classiques du Medical Drama avec examen, noms de maladies qui sonnent exotiques et chutent du patient jusqu’à l’arrivée soudaine d’une solution quand le timing de l’épisode s’accorde le mieux avec. Dit comme cela, ça ne s’annonce pas très bien, mais il faut reconnaitre que l’approche a le mérite de crédibiliser Hank dans ses fonctions, tout en donnant la dose drama qui semble requise à la série.

Pour l’aspect comique, Evan est là. Loin de ce qu’il nous avait donné la semaine passée, on le retrouve prêt à inventer des plans douteux et à baratiner. Forcément, la chute ne sera pas en sa faveur, il faut bien entretenir l’humour justement.

Là où l’épisode est certainement le plus faible, c’est avec Guillermo Diaz qui joue le pauvre qui a besoin de soin. Pas que cela sonne faux, mais la storyline est clairement forcée dans le décor pour permettre l’apparition de Jill. Comme je le disais au début, il y a des hésitations du côté des scénaristes et la relation entre Hank et la directrice de l’hôpital en est ici la meilleure illustration. Ils se parlent d’une manière assez différente par rapport à l’épisode 2. D’ailleurs, cela donne vraiment l’impression que finalement, cet épisode aurait dû être diffusé en seconde position, et cela était certainement le cas.

Royal Pains continue sur sa lancée et même s’il y a quelques confusions sur certains points, le ton général est bien posé. De plus, il apparait qu’une trame se met en place, dans l’arrière-plan et qui devrait, à l’avenir, pouvoir créer quelques tensions (cf. Boris).