Royal Pains – There Will Be Food (1.02)

Tucker invite Hank à une fête où Evan sympathise avec une danseuse de ballet qui se révélera être malade. Jill perd un gros financement pour sa clinique.

Pour ce second épisode, nous retrouvons Hank qui continue à s’installer dans sa nouvelle fonction de Concierge Doctor. Il a besoin de clients, forcément, dès lors, quand Tucker – le jeune hémophile qu’il a sauvé dans le Pilot – l’invite à une fête pour un départ en retraite, il n’est pas très motivé, mais il n’a pas trop le choix.

Une histoire un peu longue à démarrer qui va finir par nous introduire à la « malade de l’épisode ». Il s’agit de Tess Premoli, une ballerine avec des problèmes alimentaires. Pas très surprenant, donc. Evan va se lier à elle et, il faut le dire, ce n’était pas l’idée la plus brillante de l’épisode. On pensait qu’il était là pour apporter une dose d’humour, mais au lieu de cela, il nous injecte un peu de romantisme niais avec des dialogues pas très inspirés et un manque de rythme qui est à la limite de devenir soporifique.

Pour contrebalancer tout cela, Hank, lui, va se mêler à la vie de Jill. Le couple en devenir a une alchimie qui prend plutôt bien, ce qui n’était pas gagné. Bon, la scène alcoolisée de la directrice de l’hôpital était trop poussive pour être crédible, mais entre personne de la profession, il arrive à trouver de quoi bâtir une relation privée/professionnelle qui tient la route.

C’est d’ailleurs là que l’on nous met en place, avec quelques maladresses, les problèmes de la clinique gratuite. Cela pourrait rapidement s’imposer comme une des storylines majeures de la saison, un bon moyen de sortir des patients riches et de créer des enjeux dramatiques pour Jill et Hank.

Après le Pilot, il semble que tout n’avait pas été pensé. Cet épisode se montre assez maladroit dans la mise en route d’intrigues. Malgré ça, il faut reconnaitre qu’une chose apparait vraiment trouver sa place : la relation avec Tucker. Le jeune patient est de retour et c’est sur son amitié naissante avec Hank que l’on va avancer. Le père – toujours en voyage – fait une apparition assez brève, juste le temps de nous laisser conclure que le docteur pourrait devenir un meilleur modèle à suivre, et pourquoi pas un mentor.

Donc, ce second épisode n’est pas passionnant, mais recèle quelques bonnes idées. Le fun du départ s’est bien estompé et l’on peut espérer que cela soit temporaire, tout comme la mise en retrait de Divya et le sérieux d’Evan. Il apparait que Royal Pains a besoin de trouver un style et un rythme qui puisse tenir sur la longueur. Conséquence d’un Pilot légèrement over the top qui n’était qu’un préambule et non l’installation d’une formule solide pour la série. Les prochains épisodes seront déterminants.