La CIA demande à Miles et Tanya de superviser l’interrogatoire d’un membre capturé d’Al-Qaida. Will tente d’obtenir plus d’informations sur Atlas MacDowell.

Chaque intrigue – et chaque personnage, par extension – continue de s’étoffer, mais surtout de prendre de l’envergure. À force de cumuler les informations, celles-ci mènent forcément quelque part. Même si, en ce qui concerne Will, on ne sait toujours pas ce que tout ceci signifie. Cela commencer sérieusement à le frustrer, et c’est bien normal.

Quoi qu’il en soit, l’épisode va faire quitter le pays à Miles et Tanya – après que celle-ci soit passée au fameux dépistage de drogues de l’entreprise. De quoi créer un conflit intérieur qui pourra se doter de différents visages au cours de ce qu’elle va vivre ensuite. En fait, Tanya et Miles se retrouvent avec la CIA. Rien ne semble pouvoir ternir le personnage de Miles, de plus en plus excellent à chaque épisode, et qui trouve d’une façon assez subtile un reflet de ce qu’il risque de devenir en la personne de Ed. En tout cas, c’est un constat qu’il est difficile de ne pas faire. Ils apparaissent tous deux drogués au travail.

Le fait est que la CIA leur ment – ou en tout cas leur dissimule des informations importantes. De quoi énerver Miles qui, à la différence de Tanya, n’est pas touché par la scène de torture qui se joue loin ou près d’eux. L’agence cherche donc à confirmer les liens entre Tanaz Sahar et Kateb, mais sans le demander. Cette situation permet de créer quelques échanges entre les deux collègues de travail. Ils sont loin de leur bureau, et cela apparaît comme une bonne opportunité pour s’exposer. Miles révèle donc qu’il ne vit plus avec ses enfants alors que Tanya finira par parler de ses problèmes de « drogues » dans une scène jouant assez bien entre la note humoristique et le sérieux du propos qui est tenu.

Tanya craint pour son travail, mais la vérité, à la fin, c’est qu’il aurait sûrement été mieux pour elle qu’elle le perde. Spangler lui annonce après son retour qu’ils prennent soin des leurs et qu’elle va travailler pendant longtemps encore pour eux. Une perspective qui n’est pas aussi réjouissante qu’elle devrait l’être. Tanya a déjà des difficultés à gérer ce qu’elle commence à peine à affronter, et on lui explicite clairement qu’il n’y a pas de portes de sortie. Une fois dedans, c’est pour toujours. Un propos que la relation entre Kale et Maggie illustre parfaitement.

Au bureau, Will Travers doit poursuivre son enquête – axé sur Atlas MacDowell. Il ne progresse pas, et ne sait toujours pas sur quel pied danser avec Kale. Ce dernier continue à prendre une place de plus en plus importante au sein de la série, et surtout, à s’affirmer comme un réel guide pour Will. Si ce n’est qu’il n’apprécie pas trop les techniques employées – jouant avec la santé mentale de Ed Bancroft ou en utilisant Maggie comme indic. Malgré cela, Kale est clairement le seul qui peut aider et épauler Will. Il se dit « son ange gardien », et s’il tend à réellement prendre cette orientation, il reste réellement à le voir protéger Will de façon plus concrète, car il parait quand même éviter de se mettre en position de danger – ce qui est fort logique et continue d’appuyer sur l’ambiguïté du personnage.

Les progrès de Will – enfin, de Ed – le conduit à connecter Spangler à Atlas MacDowell, comme à considérer Kale comme un allié (mais pas forcément un homme de confiance). Il faut dire que Travers veut des réponses, ou plutôt, il veut comprendre ce que tout cela signifie, et il pense que Kale en sait plus qu’il ne veut bien le dire. Si ce dernier préfère se taire, Will va faire connaître sa présence en écrasant un micro dissimulé dans son appartement.

Si Travers exprime là une volonté de passer à l’action, Katherine Rhumor avait pris ses distances, et James Wheeler va se charger de modifier cela. Entre le coup de téléphone et la photo qu’il lui fait parvenir, ces actions sont guidées par un sentiment de fin approchant, et assurément, une replongée dans cet univers opaque et conspirateur pour Katherine.

avatarUn article de .
CaroleC
1 commentaire