Will part en voyage d’affaires à D.C. avec Spangler. L’équipe se retrouve seule et doit alors prendre une décision gouvernementale importante. Katherine reçoit les objets de son mari, dont son téléphone portable, sur lequel elle trouve un message suspicieux.

Cet épisode de Rubicon offre un regard plus large et plus précis sur la nature du travail qu’effectue l’API. Dans le même temps, il y a une réelle mise en relief de ce que cela implique, qu’il s’agisse du style de vie ou des secrets qui vont avec.

Ainsi, Will accompagne Spangler dans un voyage d’affaires à Washington D.C. Au cours de celui-ci, différentes réunions auront lieu ayant pour but de maintenir l’indépendance de l’API et de mettre en relief l’inutilité des informations récoltées s’il n’y a personne pour les exploiter et leur donner une signification. Il s’agit ainsi de maintenir le réseau avec les autres organisations qui ont besoin de personne comme Will.

D’une certaine manière, ce qui se passe justement à New York illustre ce fait. D’ailleurs, l’épisode a au départ quelques difficultés à jongler entre les deux localisations, avant de réellement trouver son équilibre. La mise en place se fait donc à coup de petites scènes, mais le phénomène finit par rapidement disparaître une fois Will bien arrivé et installé à Washington.

Cette excursion avec Spangler permettra aussi de mieux appréhender le supérieur de Will, qui voit en lui du potentiel. Dans le même temps, les multiples rencontres mettent en avant l’inconnu qui règne au sein même de la profession. Il y a une absence quasi totale de noms durant tout le séjour. Un nom dans leur métier est une information, et c’est d’ailleurs ce qui permet à Will de progresser, comme le montre la rencontre avec un de ses amis, Daniel, a qui il a demandé des renseignements.

Enfin, pendant ce voyage, Spangler offrira à Will une mallette, après l’avoir félicité pour son travail (consistant principalement à ne pas parler). Will était venu avec des sacs de voyage que Spangler a désapprouvés dès le départ, jugeant que cela ne correspondait pas bien à l’image qu’il devait renvoyer et que ce n’était pas du tout pratique. Difficile de ne pas voir là toute la symbolique qui est incarnée par le cadeau, apparaissant comme un signe d’approbation et de succession.

Will à Washington, c’est Kale qui vient fournir le travail à Tanya, Miles et Grant. Il leur demande de mettre temporairement de côté leur enquête sur Yuri Popovich et George Boeck pour les envoyer sur un autre homme, Kateb. Ils doivent alors déterminer s’il doit être ou non éliminé, une décision qui devra être prise rapidement et sans Will. Avec un temps limité, l’équipe se retrouve à devoir exploiter le mieux possible des informations qui sont forcément incomplètes. À sa façon, le cas de Kateb met extrêmement bien en relief le rôle de l’API tout en exposant la dynamique relationnelle du groupe, tout particulièrement avec Tanya. Elle est la dernière recrue, et c’est la première fois qu’elle se retrouve confrontée à une telle décision. Grant nous rappelle d’ailleurs que c’est une femme (ce que n’était pas son prédécesseur). On pourrait trouver cela presque machiste, mais dans un monde d’analyse, il apparaît logique de voir que le sexe d’une personne a une valeur non négligeable. C’est une donnée par laquelle s’expliquent des différences. Tanya apprend donc encore le métier, où la moralité n’a pas sa place. Ils sont là pour analyser et tirer des conclusions.

Avec tout cela, l’épisode offre peu de place à Katherine, qui reçoit par la poste le peignoir ensanglanté de son mari, ainsi que son téléphone, contenant un message de James Wheeler :

If you keep this up, you know what’s going to happen.

Pour Katherine, c’est avant tout une piste à suivre que l’épisode vient d’établir.

Enfin, Rubicon semble complètement s’affirmer avec Outsider, dépassant le concept de série conspirationniste pour donner à son univers d’espionnage une véritable solidité. Le travail de l’API prend totalement forme, et permet de mieux comprendre et apprécier les rouages d’une branche de métier qui s’affirme plus comme une vocation et un véritable style de vie.

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CaroleC
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