Après avoir appris que Kateb se trouve sur le sol américain, l’API travaille avec le FBI, la CIA et la NSA pour le localiser avant qu’il ne frappe. Will demande à Kale de l’aide pour assurer la sécurité de Katherine.

Splanger : It started.

Après avoir découvert que l’identité de Kateb est Joseph Purcell, l’API est sens dessus dessous, devant l’arrêter avant que ce dernier, sur le sol américain, n’agisse. Nous voilà rapidement au cœur d’un remue-ménage non organisé, qui jure violemment avec les méthodes d’instigations de nos analystes. D’ailleurs, c’est conflit ouvert dans les bureaux, avec Miles ne parvenant pas à faire comprendre à l’agent du FBI présent à quel point sa stratégie est mauvaise. Pour mettre un terme à cette opposition, il faudra l’intervention de Splanger, venu prendre le pouls de ces hommes, ou en tout cas, s’informer sur les progrès.

Le fait est que Splangler est le mieux placé pour savoir exactement ce qui se passe, et depuis que Will a clairement explicité ce que trafiquaient les conspirationnistes, relier les points n’est pas bien compliqué – en tout cas, quand on est assis dans son canapé, c’est forcément une autre affaire en se trouvant au cœur même des évènements. Will y parviendra, maintenu clairement par l’urgence de la situation, reculant le moment où il se retrouva seul face au sang qu’il a fait couler.

Endossant à merveille son rôle d’avant dernier épisode de saison (on prie le Dieu des séries pour une seconde saison, il fait bon de rêver !), « Wayward Sons » instaure une agitation factice, quasiment tout du long. Avant tout, car que ce soit pour Will et Grant dans le New Jersey ou le reste de l’équipe dans les bureaux, le FBI brasse de l’air plus qu’il ne se montre productif. En absence d’organisation, ils ne peuvent clairement pas aller quelque part, et ce brouhaha – entre personnel et technologie – se montre peu productif. La conclusion est sous nos yeux : la machine est un outil, mais rien ne peut finalement surpasser le cerveau, l’accessoire ultime du travail des analystes, cherchant avant tout des faits pour obtenir des conclusions. L’espionnage dans toute sa splendeur. L’épisode profite en tout cas de la situation pour nous offrir un aperçu plus poussé de Kateb, autour duquel il y a de quoi réfléchir. Il y a là de quoi chercher à comprendre comment il en est arrivé là, mettant finalement en avant la pertinence de l’étude autour du retournement de personnalité du terroriste.

Si l’agitation se ressent, Rubicon n’en perd aucunement son soin poussé du détail et du dialogue, trouvant au cœur de la crise en cours le moyen d’y glisser les informations importantes pour ceux qu’elle met en scène – à un degré plus personnel. Rien n’est donc oublié, et même si Tanya est en retrait, elle reste présente en fond, comme elle parvient au cours d’une scène à déraper devant tout le monde, sans que personne ne réalise.

Sans oublier Maggie, ayant quelque peu luttée pour trouver sa place dans la série, mais qui parvient ici à s’exprimer royalement, divisée entre les ordres de Kale, les demandes de Will et l’angoisse qui l’envahit logiquement. Malheureusement aussi, si elle offre une scène symbolique avec Andy, elle reste dans le pan de l’histoire le plus prévisible, le déroulement concernant Katherine devant prendre une direction toute tracée pour trouver dans le prochain épisode de quoi l’exploiter comme il se doit. Elle ne peut bien évidemment pas rester dissimulée par les bons soins d’un Kale (qui lui racontera l’histoire du Sénateur Cato et de Julius Caesar, donnant sa signification au Rubicon), lui-même en position de danger. Du moins, avec la dernière révélation frappant Spangler, c’est approximativement là qu’on peut le placer, même si son supérieur est un homme dont il est difficile de prévoir les actions. Encore une fois, il excelle en sous-entendus, et la scène dans le bureau est la digne représentante de sa personnalité.

Il ne reste ainsi qu’un épisode pour conclure cette première saison de Rubicon, et « Wayward Sons » s’offre une conclusion qui pousse le show dans une direction plus éloignée de notre propre réalité, mais qui reste on ne peut plus fascinante. Le tout fut magnifiquement orchestré, avec de nouvelles opportunités pour dévoiler un peu plus ses personnages et faire progresser habilement son histoire.