Spangler met tout son personnel au travail pour découvrir qui est responsable de l’attaque, alors que Will est déterminé à prouver que Truxton est connecté aux évènements et à la mort de David.

Rubicon termine sa saison avec un épisode qui doit avant tout gérer l’après-catastrophe. L’attaque n’a pu être arrêtée, et l’API a échoué ; maintenant, elle doit fournir à son Président le coupable. Ce dernier est assez évident selon l’équipe de Will, c’est l’Iran, mais avant de les abandonner à leur propre sort, Travers les pousse à creuser la question plus en profondeur, pointant du doigt que cette solution est un peu trop évidente. Un raisonnement facile à faire dans sa position, mais c’est un peu plus compliqué pour les autres.

Ce travail de recherche ne va pas être très prédominant, aidé par le fait que Will passe encore une fois plus de temps hors des locaux de l’API qu’auprès de son équipe. Des bouleversements intérieurs vont avoir lieu, et en fait, l’après-catastrophe prend des formes différentes, touchant tous les plans de l’histoire, mais ne se plaçant pas finalement au-dessus du lot.

À l’API, Will met Miles dans la confidence, ce qui change officiellement la dynamique entre les deux hommes et replonge Miles dans un état psychologique bien plus proche de celui du début de saison. En tout cas, Travers l’entraine sur une route qu’il aurait peut-être évitée si on lui avait laissé le choix. Les perturbations ne s’arrêtent pas là, touchant l’ensemble de l’équipe, Grant obtenant enfin ce qu’il veut – une promotion -, ce qui était facile à planifier. De même que l’excellente démission de Tanya, décidée à enfin faire ce qui est bon pour elle. Tout ce qui fut bâti autour du personnage la destinait à cette conclusion, et au moins, c’est le cœur léger que l’on peut voir un des protagonistes s’en sortir.

Comme le dit Kale « We lost the battle, not the war », et il faut accepter la défaite qui vient de les frapper. Pour la première fois, Ingram montrera le temps d’un plan un visage qui ne maintient pas les apparences, et finalement, c’est un peu ce à quoi pousse l’épisode, modifiant plus qu’une dynamique, mais l’orientation même des routes empruntées. Will n’est pas décidé à lâcher le morceau pour autant, seulement le ménage autour de lui est en train d’être effectué, entrainé par le fait que Spangler est jugé trop dangereux pour le reste du groupe auquel il appartient. Ils ont perdu le contrôle, l’homme étant décidé à continuer, et des décisions drastiques vont être prises, à commencer par régler le cas Katherine Rhumor.

Avant que cela n’arrive, Katherine aura eu le temps de jeter un coup d’œil à « Meet Me at Saint Louis », et nous d’apercevoir en plus de son mari pointant le doigt vers Spangler, David Hadas prêt à s’adresser à Will. La suite nous ne la connaîtrons pas, et à vrai dire, on peut bien se demander ce qu’il va arriver du fameux DVD. Comme on peut se questionner sur le véritable rôle d’Andy, venant soudainement trouver sa place dans l’environnement conspirationniste, mais dont la passivité laisse dubitatif. Ce n’est assurément pas l’élément le plus inspiré de ce dernier épisode, qui aurait bien besoin d’un peu plus de détails pour trouver une force que son temps d’antenne lui empêche singulièrement d’avoir.

Ce n’est pas avec un gros bang que Rubicon s’achève, mais avec une confrontation sur le toit entre Will et Spangler, où chacun assume pleinement sa position, mais où le second a une perspective plus large et plus réaliste de ce qui se passe, épaulé par un avenir scellé par un trèfle à 4 feuilles.

Enfin, après avoir enchainé des épisodes où la tension causée par Will grimpait, on peut possiblement y voir là une légère baisse de régime. Avec un peu de recul, « You Never Can Win » se montre au moins satisfaisant, concluant la saison en replaçant ses personnages, une manœuvre qui apparaît logique, explicitant finalement les premières directions entrainées par les derniers évènements et les changements provoqués par la quête de Will.

Spangler : Do you really think anyone is going to give a shit ?