Steve Wilde veut retrouver Emmy, l’amour de sa vie, mais cette dernière méprise tout ce qu’il représente. Une remise de prix va les réunir et Puddle, la fille d’Emmy, essaie alors de profiter de l’occasion pour sortir de la vie que sa mère lui impose.

Mitch Hurwitz et Will Arnett reviennent sur la FOX avec une nouvelle comédie. L’histoire de Steve Wilde, un homme qui a tout à l’exception d’un sens moral, des amis, de l’amour de sa vie : Emmy Kadubic.

Cette dernière est en plein milieu de la forêt amazonienne avec sa fille, Puddle, qui ne parle plus depuis six mois. Elle tente de sauver une culture de l’extinction et se bat contre les entreprises Wilde qui veulent exploiter les terres. Elle voit donc en Steve, son amour de jeunesse, la solution. Le problème étant que Steve n’a pas changé et qu’ils sont devenus aussi opposés que possible.

L’idée est donc de pousser Emmy à rester auprès de Steve et c’est là que Puddle, qui narre l’histoire, entre en jeu. Elle veut une vie normale et va demander à Steve de l’aider.

La chute de ce pilote est un peu rapidement expédiée, mais le principal étant, à ce niveau, de poser des justifications plausibles pour la suite.

Quoi qu’il en soit, ce premier épisode joue principalement sur l’exposition du misérabilisme de Steve mis en parallèle avec le militantisme d’Emmy. C’est fait avec dynamisme, mais si cela tient la route c’est surtout grâce à Will Arnett qui est vraiment en forme et qui arrive à apporter ce qu’il faut pour compenser les gags qui tombent à l’eau ou qui sont trop lourds. Tout n’est bien entendu pas de ce calibre, car l’épisode possède de très bons moments de comédies.

Keri Russell et la jeune Stefania Owen fournissent également une bonne répartie et crédibilisent facilement les choix de Steve.

Ce n’est donc pas un démarrage parfait, mais il est indéniable qu’il y a un gros potentiel comique qui dépasse le pédigrée de ceux qui sont derrière la série. Peter Serafinowicz et David Cross pourraient d’ailleurs pas mal aider pour cela par la suite. Mais Running Wilde ne tourne pas qu’autour de ses blagues et montre une certaine sensibilité très légère qui s’accorde assez bien avec la partie comédie romantique de l’histoire.

Il va sans dire que pour apprécier Running Wilde, il faut aimer Will Arnett, car il est le moteur de la série.