Sanctuary – Webisode 1
Disponible depuis le 14 mai sur la toile, Sanctuary est une série crée par Damian Kindler et Martin Wood, tous deux sortant de l’univers Stargate.

Le concept est simple : chaque épisode dure approximativement une vingtaine de minutes. Pour le voir, il suffit de l’acheter sur le site officiel de la série.
La série raconte l’histoire d’Helen Magnus (Amanda Tapping) une femme scientifique de 157 ans qui dirige une organisation secrète s’occupant de rechercher des personnes dites « extraordinaires ».
Ce pitch de base, tiré de Gateworld, n’est pas ce que nous voyons dans le premier épisode. Si les choses nous avaient été montrées si simplement, cela aurait été plus simple.

Les premières minutes nous montrent Helen, en 1888, voulant arrêter Jack, un homme pas ordinaire. Puis, nous partons à notre époque, et nous allons assister au meurtre de deux policiers, tué par un enfant, possédant des sortes de tentacules. C’est abstrait, la caméra ne faisant aucun plan large, nous empêchant de voir ce qu’il en est réellement.
Nous nous retrouvons ensuite à l’hôpital, où travaille le médecin Will Zimmerman (Robin Dunne). Les policiers ont blessé un homme, Larry Tolson (David Hewlett), et le juge responsable du massacre. Tolson est sorti quelques mois plus tôt d’un hôpital psychiatrique, où il avait été enfermé pour avoir tué ses parents adoptifs. Zimmerman convainc le policier de le laisser lui parler. Si Tolson est coupable, il le saura. Le médecin découvre alors que Larry n’est pas le responsable, bien que la police ne soit pas de son avis.
Helen va le rencontrer, lui parler de ces meurtres et du petit garçon. Exactement ce que Tolson a dit à Zimmerman. Et pour toute réponse à la question : « Comment savez-vous tout cela ? », Helen lui donnera une carte où est inscrit « Sanctuary », avant de s’en aller.

L’épisode de 18 minutes se révèle assez prenant, bien que nous ne sachions pas réellement dans quel milieu nous évoluons. Le visuel de la série est travaillé. L’aspect informatique ressort quelque peu, comme si nous avions un encrage de BD de qualité par ordinateur, mais cela donne un véritable effet à la série, permettant de bien s’immerger dans l’univers.
Le point faible de Sanctuary est le casting. Pour ceux habitués aux séries Sci-Fi/MGM, aucune tête ne sera inconnue. C’est donc l’étape la plus difficile du visionnage : réussir à faire abstraction du passif de l’acteur. Tout le monde s’approprie pourtant son personnage, mais une sensation étrange empêche de vraiment se séparer de l’image que l’on a d’eux. Pendant ces 18 minutes, nos deux visions se battent en duel, l’acteur de Stargate ou autre face à son nouveau rôle dans Sanctuary. Un véritable épisode de 45 minutes aurait peut-être permis de se débarrasser de ce sentiment avant la fin du premier épisode. Il faudra donc attendre la suite pour réellement réussir.

Sanctuary est donc une série du net, courte, mais de qualité. Le potentiel à venir est bien visible dans ce premier épisode, et si les scénaristes arrivent à conserver cette ambiance, à garder une mentalité assez adulte, tout en osant aller jusqu’au bout, la série pourrait se révéler être un petit bijou.

avatarUn article de .
CaroleC
0 commentaire