Sanctuary Saison 3

Jeudi 15 septembre 2011 à 8:13 | 2 commentaires | | | |

Sanctuary : L’autre Terre (Saison 3)

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Après avoir désamorcé la crise Kali, Magnus reçoit de son père une carte holographique qu’elle devra décoder pour trouver le chemin qui la mènera vers Hollow Earth, une cité enfouie sous terre. Un ancien ennemi viendra vers elle pour accéder lui aussi à ce monde mystérieux.

Sanctuary a eu le droit à une commande plus importante pour sa troisième saison : 20 épisodes. Cela s’annonçait comme une chose plutôt positive pour démarrer, tout particulièrement puisque la première moitié de saison se concentre sur une intrigue feuilletonnante majeure.

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Magnus et l’équipe du Sanctuary ont donc mis fin à toute l’histoire autour de Kali et de son avatar, Big Bertha. Cela se conclut avec l’introduction d’un mystère encore plus important qui est plus ou moins lié au père d’Helen, Gregory. La première pièce de ce nouveau puzzle prend la forme d’une carte holographique qui doit mener à un monde mystérieux, Hollow Earth, qui est technologiquement très avancé et qui est le refuge de très nombreux abnormals.

Cette histoire est basiquement une chasse au trésor qui s’intensifiera avec l’arrivée d’Adam Worth, un homme que Magnus pensait avoir tué depuis longtemps et qui souffre d’un dédoublement de la personnalité (à la Jekyll/Hyde). Adam, en plus de s’imposer comme un opposant de taille, nous permet d’explorer toujours plus le passé de The Five, ce qui ne déçoit jamais.

Malgré quelques épisodes indépendants pour commencer, cette quête de la Hollow Earth prendra le dessus rapidement et délivrera une bonne dose de mystères, de suspense, de twists et d’actions – et d’humour avec la participation de Nikola Tesla. Cela dit, une fois la mi-saison dépassée et l’étrange cité trouvée, l’équipe scénaristique semble être à court de carburant. Il faut attendre les derniers épisodes pour avoir un redémarrage qui mène à une fin maladroitement mise en scène, mais pleine d’ambition.

Le souci n’est pas tellement que les histoires indépendantes ne sont pas intéressantes, car il y en a quelques-unes de réussies, mais plutôt parce que la majorité d’entre elles sont tristement superficielles, se focalisant sur des choses rarement palpitantes, comme la vie sentimentale de Will Zimmerman et d’Henry Foss. Dans les deux cas, cela donnera des épisodes aux intrigues légèrement poussives, mais surtout anecdotiques. Un sentiment qui est d’autant plus renforcé par le fait que la saison explore par moment des idées très ambitieuses.

Il faut aussi dire que le gros problème de Sanctuary est sa post-production très longue à cause du nombre très élevé d’effets spéciaux. Pour tenir sur la longueur, il y a plus d’épisodes où l’intrigue est contenue au maximum dans des décors restreints. C’est une contrainte importante qui ne sera donc pas systématiquement bien gérée.

Si on devait réellement faire un reproche à cette saison 3, c’est qu’elle est mal équilibrée et que les épisodes de qualité inférieure ont tendance à s’enchainer. Certes, c’est la même chose pour les meilleurs, mais avec plus d’équilibre, les points faibles ne seraient pas aussi voyants.

Au final, la série s’en sort assez bien, atteignant occasionnellement un excellent niveau, probablement le plus élevé depuis sa création. D’ailleurs, Sanctuary semble véritablement se bonifier au fil des années et cette saison 3 fut, malgré ses faux pas, une bonne fournée.

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