En enquêtant sur un vol qui a mal tourné, l’équipe du Sanctuary se retrouve face à un groupe de criminels dotés d’un étrange pouvoir, celui de compresser leur corps.

Sanctuary revisite Tooms dans une histoire de voleur accro à une drogue faite d’or, et voulant mettre la main sur le crime organisé. Le début de l’épisode est intéressant, une mise en place tout ce qu’il y a de plus normal, avec la découverte d’un possible « pouvoir » chez certaine personne. Tout se relit à une vieille enquête. Des enjeux sont mis en place, tout le monde joue son rôle jusqu’à ce que l’on arrive au point où il ne semble plus rester matière à travailler. Will plonge alors dans sa routine en étudiant la psychologie du prisonnier. Helen et sa fille partent sur une enquêtent qui manque d’épaisseur.

Bref, une idée de base qui était intéressante et qui finit par manquer de substance. La fin est décevante, trop facile et manquant réellement d’intensité. Peter Outerbridge qui fait la guest star n’y est pour rien, mais son personnage ne bénéficie pas jusqu’au bout de l’attention qu’il mérite, entrainé par Will dans cette conclusion proche du ridicule.

Sanctuary réussit par moment à surprendre, mais il va quand même falloir essayer de ne pas trop tomber dans la psychologie de comptoir pour appuyer des rebondissements qui pourraient se révéler cruciaux pour les intrigues.

L’autre souci vient peut-être aussi du fait qu’Ashley et Helen semblent souvent mises en retrait pour laisser la place à Will, car il découvre l’univers, mais cette stratégie n’est pas forcément la meilleure. Les deux femmes ont de l’expérience et des compétences qui pourraient les mettre dans des situations où les enjeux dramatiques seraient un peu plus en accord avec les ambitions de la série.

Ce n’est que le début, et la première véritable histoire inédite. On peut donc être assez indulgent et laisser les scénaristes prendre leurs marques, en espérant que les histoires se complexifient un peu plus par la suite, et qu’elles utilisent moins de clichés.