Un tsunami se dirige vers les côtes de l’Inde et du Pakistan. Alors que Magnus essaie de trouver un moyen de communiquer avec Kali, Wexford veut à tout prix éliminer la créature. A Mumbai, Will va devoir risquer sa vie pour sauver des millions de personnes.

La seconde saison s’était arrêtée après deux épisodes qui ont mis en place les éléments qui menèrent à une catastrophe. On commence donc la troisième au moment où les enjeux n’ont jamais été aussi grands. Les heures sont comptées et les options sont très limitées.

Il n’est pas forcément facile de surmonter une surenchère de catastrophes pour parvenir à imposer une tension dramatique toujours plus importante. Il faut alors reconnaitre que de ce côté-là, avec cette histoire en trois parties, Sanctuary s’en est plutôt bien sortie, ce qui n’est pas rien au vu des moyens que possèdent les créatifs derrière le show. Mais ce sont souvent les limitations qui permettent aux séries de science-fiction de juste dépasser ce qu’on en attend. Certes, de ce côté-là, les aventures de Magnus et de son équipe laissent le champ large, car elles n’ont que rarement l’occasion d’être aussi ambitieuses.

Quoi qu’il en soit, cette reprise bénéficie du bon season finale qui l’a précédé pour bâtir sur la tension déjà existante, et ainsi maintenir aisément le sentiment d’urgence qui va nous tenir en haleine d’un bout à l’autre.

Cela dit, il n’y aura pas vraiment grand-chose d’autre, mais cette fois encore, la storyline de Will va parvenir à apporter quelques surprises, tandis que le reste délivrera exactement ce qu’on en attendait.

Will, donc, avait été surprenant en ne se ridiculisant pas avec sa danse. Cette fois, il choisit une route bien plus dangereuse, mais quand même mystique. Bien que l’on sache qu’il y a peu de chance que ce qu’il traverse lui soit réellement fatal, la tension est bien maintenue, parce que tout repose sur ses épaules. S’il réussit, des millions de vies seront sauvées. Le seul regret de cette partie de l’épisode est qu’il y avait l’opportunité pour creuser un peu plus la relation Will/Kate, mais elle ne sera pas saisie.

Pour ce qui est de Magnus, l’opposition avec Wexford peine à convaincre, car ce dernier est juste trop poussif. La chute est dès lors prévisible et si on peut apprécier que l’abnormal s’impose comme un bouc-émissaire parfait qui offre ainsi une porte de sortie peu discutable, plus de subtilité n’aurait pas fait mal. Et pour finir, on a déjà vu Paul McGillion plus inspiré.

À côté, il y a Edward Forsythe qui a le droit d’être réintroduit dans l’équation de manière à avoir sa conclusion. Callum Blue apporte alors une touche de dérision et même une légère pointe d’humanité qui permettent à son personnage de partir la tête haute.

Au final, cette troisième et dernière partie qui sert à lancer cette nouvelle saison évite les détours et sait rester simple. Ses plus gros défauts sont inhérents aux éléments déjà mis en place précédemment. En tout cas, la conclusion est satisfaisante. La reprise, elle, se fera réellement la semaine prochaine, mais on peut espérer que le niveau de la fin de la seconde saison soit maintenu. Il ne reste plus qu’à nous introduire de nouveaux enjeux pour la suite.