Helen et Will se rendent dans le triangle des Bermudes pour réponde à un appel de détresse reçu par un abnormal. Ils arrivent trop tard sur place.

L’épisode commence par nous montrer Will asphyxiant Helen, avant de nous ramener 6 heures plus tôt. En général, ce type de montage est censé faire monter la pression, on sait que ça arrive, mais on n’a aucun élément pour le justifier, ni pour en déterminer la suite. Le problème ici, c’est que l’on va rapidement cerner le problème et qu’il va falloir attendre d’être à 90% de l’épisode pour que ça arrive. Du coup, c’est un peu l’ennui en attendant.

La série a un petit budget, ce n’est pas un secret et certains épisodes sont clairement là pour leur côté économique. C’est le cas de ce dernier, dans lequel on coince deux personnages dans un seul décor, du début à la fin. Certes, économiquement parlant, c’est efficace, on ne va pas en douter, le problème, c’est que le scénario de base manque cruellement d’épaisseur.

Une fois que le mal est identifié et que Magnus se retrouve infectée, l’histoire ne va reposer que sur un seul et unique ressort dramatique. C’est bien trop peu. Il aurait surement fallu à un moment ou un autre nous sortir un rebondissement plus inattendu pour donner un véritable intérêt à l’histoire. Au lieu de ça, l’épisode se déroule de manière prévisible d’un bout à l’autre tellement l’évolution de la situation est régulière.

Il y a de l’idée dans cette série, et une vraie volonté de faire des choses différentes avec du matériel comique, mais les épisodes échouent la majorité du temps à exploiter jusqu’au bout le potentiel ou l’idée de départ.

Ici, ça commence de manière trop faible pour réussir à conclure en beauté. On pourra quand même en retirer quelque chose, car Helen va s’ouvrir un peu et va révéler à Will ce qu’elle attend de lui. L’occasion aurait été bonne pour aborder plus de thèmes en profondeur, pour renforcer la relation entre les personnages avec une véritable ouverture, mais ce n’est pas le cas.

Bref, ce n’est pas un épisode mémorable, et je ne parle même pas du coup du nitrogène liquide à portée de main…