Sanctuary

Helen Magnus, brillante scientifique, dirige le Sanctuary, où elle travaille, avec, entre autres, sa fille Ashley et le nouveau venu, Will Zimmerman, pour assurer la protection d’une population clandestine, composée d’êtres étranges et surnaturels.

Sanctuary fut d’abord une websérie. Très décevante. Un univers riche s’offrait à nous, créé par Damian Kindler, qui a travaillé sur la franchise Stargate, avec en tête d’affiche Amanda Tapping, et tout du long de l’aventure, des visages familiers; le résultat ne fut pas à la hauteur.

L’expérience de la websérie, sans une réelle once d’originalité, avait fait évanouir les attentes, faisant que le simple fait d’être une série de science-fiction pouvait alors expliquer encore sa présence sur mon écran. Au bout de ses 13 épisodes, Sanctuary n’a rien apporté de neuf, que ce soit pour le fan SF ou le simple spectateur. Ce ne fut pas non plus pénible, mais le niveau qualitatif ne peut être que revu à la hausse.

Il serait presque dommage de tenir totalement rigueur à l’équipe créative pour cela, car une chose s’impose très rapidement à nous : le défaut principal de Sanctuary, c’est son manque de budget. Est-ce la série de SF la moins chère ? En tout cas, actuellement à la télévision, oui. Les décors sont plus que limités, presque autant que les protagonistes. Tout se joue dans un décor créé de toutes pièces par ordinateur. Tournage sur fond vert exclusif, dépense moindre, et huit clos régulier. Voilà un peu ce qu’on va nous servir. Fournir 13 épisodes ainsi, finalement, on peut presque se dire qu’on ne s’en tire pas si mal. Sur le plan technique, le Sanctuary tient largement la route, on y croit sans problème, et en règle général, les effets spéciaux sont crédibles. Il y a quelques ratés, mais rien de bien méchant.

Malheureusement, à cela, nous pouvons ajouter un manque de développement psychologique assez important, dont par exemple, Ashley, la fille d’Helen Magnus, en est l’incarnation parfaite. Durant 13 épisodes, nous n’apprendrons quasiment rien d’elle, de son passé ou de sa vie. Elle est là pour l’action, et Emilie Ullerup est assez jolie pour bien s’intégrer à tout cela, bien qu’on ne donne pas vraiment l’opportunité à l’actrice de nous montrer ce qu’elle vaut. Robin Dunne aura un peu plus de chance, dans les débuts, pourrait-on dire, avant qu’il se fonde totalement dans la masse, et qu’on oublie qu’il est arrivé dans le pilote. Si l’on doit parler de développement, finalement, c’est Henry (Ryan Robbins), qui en connaîtra le plus, surtout concentré sur la fin de la série. À ce moment-là, on en a presque oublié l’existence du Sasquatch.

Dès sa première saison, Sanctuary nous offre aussi quelques épisodes intrinsèques au genre, tel celui dans la neige (Kush – 1.05), ou encore avec la journaliste (Instinct – 1.11). On sent la bonne volonté, et les limitations imposées par un tel manque de moyen. Le scénario n’arrivera pas à compenser cela, et malgré une ou deux bonnes idées, cela reste trop prévisible et banal. La sympathie pour l’équipe joue alors beaucoup pour expliquer le visionnage de toute la saison. Il ne reste donc plus qu’à espérer une seconde saison, même sans révolution, au moins un peu plus inventive.

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CaroleC
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