Will Zimmerman, expert en comportement, enquête sur une affaire de meurtre qui va le pousser vers les limites de ce qu’il croyait la réalité. Il va entrer dans le monde du Dr. Helen Magnus, une femme mystérieuse qui étudie et protège les êtres que le monde qualifie de monstre.

Sanctuary est donc une version télévisée de Sanctuary, la Websérie. Ce premier épisode reprend en grande partie les éléments de bases de l’intrigue de la version originale. On retrouve ainsi le garçon et son appendice mortel, le sasquatch, et bien entendu, le bad guy de la série, John Druit.

De manière générale, on n’est pas trop dépaysé et c’est un peu le principal défaut, car même si des éléments de l’histoire changent, on sait ce qu’il va se passer. Un problème qui ne dérangera pas le nouveau spectateur.

La particularité de la série est qu’elle est tournée en grande partie sur fond vert, ce qui fait qu’elle a une postproduction très longue, mais bon, ça, ça ne change pas grand-chose pour nous. Le résultat est peut être très beau, comme son contraire. La sirène n’est pas une grande réussite, mais certains décors compensent pour ça.

Je n’étais pas un fan de la websérie que j’ai trouvé moyennement bien écrite et surtout, trop marquée par la touche Stargate, car il ne faut pas oublier qu’il n’y a pas qu’Amanda Tapping et les ¾ des guests qui sortent de la franchise phare de Sci Fi Channel, non, l’équipe créatrice aussi y trouve ses origines. Heureusement, la réécriture de ce pilot permet de lui donner une personnalité plus prononcée et surtout, de retravailler les personnages afin de les rendre un peu plus authentiques. Je dois avouer que l’introduction de Zimmerman m’a un peu fait douter, mais les effets « Psych » s’estompant au fur et à mesure que l’on avance dans l’épisode, il devient plus facile à apprécier. Pour Magnus et sa fille, il y a aussi un gain non négligeable de ce côté, ce qui enlève l’impression de déjà vu qu’avait la websérie.

Bref, il ne faut pas le nier, ce pilot n’est pas mauvais dans son instauration de son concept, et dans son introduction de ses personnages. On évite les excès de mauvais gout. Le gros problème est que ça traine trop en longueur et 20 minutes en moins n’aurait pas été gênant.

Au final, je peux difficilement donner un avis en occultant la Websérie. Par rapport à celle-là, cette version télé est d’une qualité incontestablement supérieure, mais pour voir où cela nous mène vraiment et si la série a réellement du potentiel ou non, j’attendrais de voir le prochain épisode. En attendant, les Fans de SF devraient pouvoir y trouver de quoi les intriguer un peu, à condition de ne pas être à la recherche d’une révolution.