Scandal, une série addictive

Scandal, une série addictive

Scandal, créé par Shonda Rhimes (Grey’s Anatomy, Private Practice), est une série de la chaine ABC dont le premier épisode a été diffusé au mois d’avril 2012 et qui après une très courte première saison, est en ce moment même au milieu de sa seconde saison. Cette série, avec ses audiences en constante croissance, fait sensation aux États-Unis (même Oprah en parle) et arrive à générer près de 197 000 tweets lors de la diffusion d’un épisode. Débarquant sur Canal + le 28 mars, Scandal est donc la série ne pas manquer.

Avant tout, de quoi parle le show ?

Olivia Pope (Kerry Washington), après avoir été la Directrice de Communication lors de la Campagne du Président élu, décide d’ouvrir son propre cabinet de gestion de crise plutôt que d’intégrer un poste à la Maison Blanche. Son équipe de « Gladiateurs » comme elle aime les appeler elle-même, dédient leurs vies pour garder cacher les secrets de leurs clients ; tout n’est jamais aussi simple qu’il y parait, surtout lorsqu’il s’agit de Fitzgerald Grant, le nouveau Président.

Mais qu’est-ce qui rend Scandal si addictive ?

1/ un savant mélange entre politique et romance

Choisir Washington comme place de pouvoir, et plus particulièrement la Maison Blanche, n’a rien d’inédit. Pour autant, la série, sous la plume de Shonda Rhimes, réussit le pari incroyable de tenir le spectateur en haleine tant sur le plan de l’immense complot qui touche la Présidence que sur la belle histoire d’amour entre notre héroïne et l’homme que beaucoup qualifient comme le plus puissant du monde. Mais pas de tromperie sur la marchandise pour autant, les incohérences et les facilités scénaristiques sont nombreuses. Alors pour ceux qui rechercheraient un digne successeur de The West Wing ou ceux qui s’attendraient à voir un autre House of Cards, vous pouvez passer votre chemin.

2/ un casting de base solide

Kerry Washington (Olivia Pope) dans le rôle principal est tout simplement bluffante, ne nous laissant comme seule possibilité que de rapidement s’attacher à elle. Les puristes pourraient lui reprocher une mauvaise habitude de surjouer certaines scènes, mais on lui pardonne rapidement au vu du rendu dans son ensemble. Tony Goldwyn (Fitzgerald Grant) est également un très bon choix et prête ses traits de manière très crédible à son rôle de Président. S’ensuivent Jeff Perry (Cyrus Beene), Bellamy Young (Mellie Grant), Guillermo Diaz (Huck), Darby Stanchfield (Abby Whelan), Columbus Short (Harrison Wright), etc.

3/ un couple d’amants impossible

Avec Shonda Rhimes aux commandes, il était évident que la série allait relater des relations amoureuses, mais la force de la série est d’arriver à capitaliser sur la relation entre Olivia et Fitzgerald très rapidement. En effet, il ne faut que peu d’épisodes aux téléspectateurs (et plus particulièrement téléspectatrices) pour être littéralement transporté dans cette histoire d’amour à la Tristan et Yseult. La complicité évidente entre Kerry Washington et Tony Goldwyn ne fait que rendre l’ensemble encore plus crédible.

4/ des personnages principaux bien travaillés

La première saison prend son temps pour installer chaque personnage, et les flashbacks savamment distillés au fil des épisodes nous permettent de remplir les blancs. Mais il faut avouer qu’en seulement 7 épisodes, la série ne trace qu’un vague portrait de certains, nous laissant aux prises avec quelques stéréotypes. La seconde saison fait alors notre bonheur en retravaillant continuellement leur portrait, façonnant leur caractère et leur passé. Des personnages comme Cyrus (Jeff Perry) ou Mellie (Bellamy Young) prennent alors toute leur dimension. Et lorsque les scénaristes en écornent quelques-uns, les façades ne tardent pas à se craqueler.

5/ les personnages secondaires attachants

Les « Gladiateurs » de Pope et Associés ont tous un passé un peu obscur et des capacités particulières qui font qu’ils excellent dans leur domaine. Ils sont donc extrêmement compétents et vouent une véritable adoration à Olivia, qui les a, un jour, « sauvés ». Passé ces considérations utopiques et quelques incroyables révélations sur la CIA plus tard, ils sont, contre toute attente, agréables à suivre même si à l’image d’Harrison, certains mériteraient un peu plus de profondeur. Petit bémol cependant du côté du bureau du procureur, où Joshua Malina dans le rôle de l’US Attorney David Rosen a bien du mal à convaincre.

6/ des histoires secondaires intéressantes

Pour nous introduire dans la vie du cabinet de Pope et Associés, la première saison utilise un concept narratif éculé mais efficace. Quinn Perkins, fraichement arrivée à Washington, est embauchée par Olivia et va devoir très rapidement s’intégrer. Son introduction nous permet de comprendre les rouages, les missions et les lignes de conduite qui définissent Pope et Associés. Les affaires s’enchainent lors des 7 premiers épisodes, mais il devient rapidement évident qu’on nous oriente vers une intrigue principale bien plus vaste que ces sauvetages à la chaine. La seconde saison explorera définitivement cette nouvelle direction et chaque pièce du puzzle prendra sa place, petit à petit, dévoilant une storyline bien plus ambitieuse.

7/ une mise en scène particulière

Si cette dernière peut, au premier abord, paraître un brin fouillis, la mise en scène choisie, rapide et incisive, se veut représentative de l’histoire où chaque minute compte. Elle ne varie cependant jamais et la présentation de la situation avec  comme bruit de fond le déclic de l’obturateur de l’appareil photo, peut, à la longue, agacer.

En Conclusion…

Scandal est donc une série dynamique qui mérite amplement d’être regardée. Ses quelques faiblesses et maladresses scénaristiques sont très vite compensées que ce soit par la qualité de l’intrigue « fil rouge » ou par la fusionnelle relation amoureuse entre Olivia et Fitz qui ne peuvent que tenir le téléspectateur en haleine.

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