Le jour où son mari est envoyé en prison pour 5 ans, Cheryl West décide de mettre sa famille dans la bonne voie. Fini les petits crimes, tout sera honnête.

Déjà prévue pour 2009 sous le titre Good Behaviour, Scoundrels arrive finalement sur ABC pour la saison d’été et c’est probablement la meilleure période pour lancer une telle série, car il est clair qu’elle n’est pas, pour le moment, du calibre minimum pour affronter la concurrence de l’automne.

Mais tout d’abord, ceux qui on vu Outrageous Fortune ou le remake anglais, Honest, doivent savoir qu’il n’est pas nécessaire de se pencher sur cette version américaine qui n’apporte rien de neuf, à part peut-être la touche ABC faite de pop sirupeuse trop présente.

Pour les autres, on prend dès le départ.

Scoundrels c’est l’histoire des West, une famille de petits criminels. Wolf, le père, se voit condamner à 5 ans de prison. Sans lui, c’est un peu la panique et Cheryl, la mère, tente de ne pas flancher. Le problème est qu’elle a une fille un peu stupide qui veut être mannequin parce qu’elle n’est tout bonnement pas capable de voir d’autres possibilités, une seconde fille trop intelligente pour son bien-être qui utilise le chantage pour être loin de l’école, un fils également bien crétin qui se retrouve mêler à une sale affaire avec une famille criminelle chinoise. Heureusement, il lui reste un second fils en rébellion contre la famille qui devient donc avocat. Ajoutons le grand père un peu sénile pour compléter le tableau.

La vie de tous les jours ne doit pas être aisée pour Cheryl, mais là, c’est pire que tout.

On va alors rencontrer tout ce petit monde et voir Cheryl prendre la décision de mettre les West dans le droit chemin. La mission ne semble pas aussi dure qu’elle essaie de nous le faire croire, car il faut avouer que ce pilote peine à imposer l’esprit criminel de la famille. En fait, ce sont des petits arnaqueurs et voleurs pas bien méchants, et peu courageux.

Mais le plus gros problème n’est pas vraiment d’adhérer à l’idée, mais de s’intéresser aux personnages. Le rythme soutenu fait que l’on passe d’un protagoniste à l’autre sans avoir le temps de faire la connaissance avec qui que ce soit. Ça finit par ressembler à une énumération des soucis de Cheryl. Cette dernière finit par prendre des décisions qui pourraient paraitre radicales ou risquées si on était en position d’apprécier la gravité de la situation, ce qui n’est pas le cas.

Le scénario est donc bâclé, la réalisation n’aide pas, tout comme le montage qui semble s’affranchir de notion temporelle. Malgré ça, le casting fait de visages familiers aide à rester accroché, mais cela ne sera pas forcément suffisant pour tout le monde.

Au final, peut-être que Scoundrels va parvenir à devenir intéressante par la suite, mais son lancement est trop superficiel et manque d’intensité dramatique (ou de comédie, au choix). L’idée n’étant pas neuve, on sait où l’on se dirige, reste à voir si cela mérite un investissement plus important, même durant la saison d’été. Pour le moment, ça ne semble pas être le cas.