Enceinte, Moya entre en collision avec un vaisseau. Les 3 occupants sont recueillis à bord : Salis, un officiel Nebari, Chiana, une belle rebelle prisonnière, et Durka, un Sébacéen. Ancien tortionnaire de Rygel, Durka est étrangement docile : ses pulsions agressives sont réfrénées pas un « contrôle de l’esprit ». Cette technique laisse Crichton sceptique, surtout quand Salis veut l’appliquer sur Chiana.

Comme le titre de l’épisode l’indique, c’est le retour de Durka, auquel nous avons été introduits avec l’épisode PK Tech Girl. L’idée de Durka Returns est d’ailleurs née à ce moment-là, les producteurs voulant ainsi exploiter le potentiel d’une nouvelle confrontation entre Rygel et son tortionnaire.

Cet épisode est aussi le premier de Chiana, qui va devenir un membre à part entière de Moya, bien qu’au départ, elle était destinée à mourir quand elle se prend la balle vers la fin. Cela ne sera pas le cas, et c’est ainsi que l’histoire fut écrite. Nous découvrons donc une Chiana entrepreneuse, mystérieuse et dangereuse, assez loin de l’image que l’on peut avoir d’elle une fois que l’on connaît réellement le personnage.

Elle nous est introduite quand Moya percute un vaisseau contenant trois passagers : Chiana, Durka et Salis. Ce dernier est donc celui qui aura clairement le moins d’importance dans l’histoire de la série, mais il apportera un premier regard sur les Nebari. En fait, si j’ai un reproche à faire au show, c’est sûrement d’avoir joué avec mes frustrations, restant assez distant sur une partie des peuples qui nous sont présentés. Cela ne veut pas dire qu’il n’y aura pas multiples occasions d’en découvrir plus, mais aucune espèce n’atteindra le niveau de développement des Peacekeepers (les Scarrans occupant aussi finalement une place de choix, mais à ce stade, c’est mettre la charrue avant les bœufs que de parler d’eux).

Je m’égare donc, alors je reviens sur l’épisode, qui offre à Chiana des débuts suffisamment forts pour que l’on s’en souvienne, bien que cela n’incarne pas ce que je préfère ici. L’exploitation de Durka sera bien plus fascinante à suivre, et les envies de meurtres de Rygel nourriront très bien la progression de l’intrigue. D’ailleurs, la bombe qu’il lancera brûlera réellement Ben Browder, qui a déclaré qu’il avait pu ainsi donner un réelle expression de peur à John Crichton grâce à cela. Bref, l’opposition entre l’ancien prisonnier et son ancien tortionnaire est on ne peut plus efficace, et atteint son apogée quand Durka se dévoile enfin au grand jour. Soit dit en passant, la technique de contrôle de l’esprit des Nebari est une idée qui est extrêmement intéressante, posant pas mal de questions d’ordre morales. Difficile dans le cas présent de l’exploiter plus que l’histoire ne le permettait, mais ce sont toutes ces petites informations qui rendent l’univers (et les espèces) de Farscape plus riche.

L’introduction de Chiana, et la scène finale avec John Crichton a aussi l’avantage de mettre en avant l’évolution des relations entre tous les membres de l’équipage de Moya. Si la Nebari n’a pas pour habitude de suivre les règles, pour le bien de tous, il y en a sur le vaisseau. Ils cohabitent réellement et l’inquiétude pour le bébé de Moya ainsi que leur organisation illustrent très bien cela.

Durka Returns est un épisode qui joue principalement avec la dynamique de groupe, et il le fait très bien. Il correspond aussi à la première apparition du peuple Nebari et de Chiana dans la série. Nous avons en bout de route une histoire assez noire et mouvementée, et tous ces éléments cités combinés donnent  le jour à un épisode prenant, solide et habilement mené.