Moya ne pouvant pas se cacher éternellement, la situation semble sans issue. Rygel décide alors de sauver sa peau et propose un marché à Crais et Scorpius : Le Léviathan et John Crichton contre sa liberté. Cette manœuvre va pousser les autres à devoir mettre au point une stratégie pour s’en sortir.

Nous voilà à la fin de la première saison de Farscape, avec un épisode écrit par Rockne S. O’Bannon et David Kemper. Rygel vient de trahir Moya et son équipage, et tout est là pour conclure en beauté !

Family Ties est une belle conclusion à la saison, car il met en avant les véritables évolutions narratives qui ont eu lieu, qu’il s’agisse des relations entre les personnages ou des directions prises par l’histoire. L’épisode n’est ainsi pas exempt d’émotions, avec une légère dose d’humour et une forte pression pour maintenir en haleine jusqu’à une fin extrêmement frustrante. En tout cas, je me rappelle que la première fois que je l’avais vu, cela m’avait franchement dégoûtée de ne pas avoir la suite. Bien entendu, quand on connaît déjà la série, ce n’est plus pareil, mais en ce temps là, c’était un cliffhanger diablement efficace !

Avant d’en arriver là, il va y avoir des tentatives pour sauver sa peau, à commencer par le Dominar, qui permet ainsi d’intégrer pleinement Crais et Scorpius dans ce qui se passe. Le second ne va pas réellement s’imposer, mais il n’en a pas réellement besoin, car Crais se charge d’affirmer la place que les deux occupent dans l’univers. En effet, en décidant de sauver sa vie en rejoignant Moya, il change officiellement la donne, faisant de Scorpius l’« insane military commander » à qui fait référence John dans le générique. Le discours de Crais sur ses motivations à chasser Crichton met d’ailleurs bien en relief le chemin parcouru par le personnage, et le fait qu’il ne remplissait pas totalement cette fonction. Avec cette fin de saison, Bialar Crais s’est étoffé et s’est montré fort complexe, pour totalement gagner sa place dans la série. Il est à la fois difficile à détester de par ses faiblesses qui le rendent plus humain (enfin, sébacéen), et en même temps, difficile à aimer dû à ses manipulations et sa façon douteuse de sauver sa vie (ceci impliquant ici de fuir avec Talyn, le fils de Moya).

L’équipage de Moya doit donc trouver un moyen de s’enfuir, et ils vont utiliser un plan plus que bancal de D’Argo. L’échec quasi évident de la mission offre alors du matériel pour jouer sur les dynamiques relationnelles qui se sont construites avec chacun et l’expression totale de leurs liens. Ils forment maintenant une famille, et finalement, avoir Rygel prêt à rester pour sauver autrui est certainement ce qu’il y a de plus symbolique en la matière.

Bien entendu, si tout se terminait merveilleusement bien, ce ne serait pas réellement Farscape, et notre groupe se retrouve complètement scindé. Crais a filé avec Talyn, Moya est passé en combustion Starburst pour sauver sa vie (avec Zhaan, Rygel et Chiana à son bord), Aeryn est dissimulée aux yeux de tous, attendant le moment opportun pour récupérer John et D’Argo flottant dans l’espace (avec le second venant de perdre connaissance).

C’est ainsi que la première saison de Farscape se conclut, ayant fait fortement monter la pression et les enjeux dans sa dernière ligne droite pour fournir un final haletant et à la hauteur des attentes. Je dois dire que ce dernier est moins efficace qu’on pourrait l’espérer avec le temps, mais l’épisode reste toujours d’excellente facture et délivre ce qu’on attend de lui.

Les aventures de John Crichton sur Critictoo sont mises entre parenthèses pour le moment, mais c’est promis, il reviendra ! Si vous souhaitez voir des épisodes particuliers de la saison 2 être critiqués, n’hésitez pas à le signaler dans les commentaires.

John: One other thing Dad. You remember the day I left? You told me that every man has a chance to become his own kind of hero. Well, I don’t think I’m ever coming home, so I won’t get that ticker tape parade, and I doubt that I’m ever gonna have kids, so I won’t get the chance to be a hero to them. But I think I know what you meant. I’ve got – a strange life here Dad. It’s different, but it’s my own. I have people who rely on me. People I care about… People who – mystify me and people who have become allies. Friends. And people who teach me patience. And people who teach me… other things. Well, you said the time would come, and I think it has. I have a job to do and I am unafraid. That’s what you said when they asked you what it was like to walk on the moon. You did good Dad. You taught me well. This is John Crichton, somewhere in the Universe.