Haven a son propre hôpital psychiatrique et il va être au cœur d’étranges évènements. Quand les patients sont soignés, mais que leur docteur semble péter un câble, Audrey et Nathan cherchent l’origine du problème. Le phénomène est à durée limitée, mais quand il se reproduit sur d’autres personnes, il faut faire vite avant que la situation ne devienne trop dangereuse.

La musique peut être thérapeutique, parait-il, est Haven va exploiter ce principe à son maximum pour son troisième épisode, qui est loin d’être bien orchestré.

Quelques dialogues de-ci de-là sont là pour nous expliciter que Audrey a dû faire du boulot de policier local, avant d’avoir le droit à une nouvelle grosse affaire. En gros, elle découvre la vie à Haven, et ce, avant même d’avoir complètement posé ses valises.

Quoi qu’il en soit, elle est envoyée avec Nathan à l’hôpital psychiatrique quand le médecin en chef se met à tout casser autour de lui, alors que quelques-uns de ses patients ont retrouvé la santé et ont disparu dans la foulée. La mise en scène va nous aiguiller sur la direction de l’enquête avant même que celle-ci n’emprunte ce chemin, et pour le coup, l’histoire semble avoir beaucoup de difficulté à s’affirmer. Pire que cela, quand elle l’aura fait, elle aura beaucoup trop de défauts dans son exécution pour réussir à réellement intéresser. Il manque définitivement quelque chose à cette intrigue pour la rendre solide. L’idée n’est pas foncièrement mauvaise, mais elle peine à trouver un souffle et un ton.

De même, Duke nous est ramené de façon forcée, en tout cas en ce qui concerne la première scène où Nathan le croise. Le personnage semble être plein de promesses et aimer sa ville, ce qui justifie sa curiosité et son investissement, mais il apparaît assez évident qu’à l’heure actuelle, si les scénaristes savent possiblement ce qu’ils veulent de lui pour le futur, ils ne le savent pas encore pour le présent. Ce n’est pas pour cela que Duke ne se montre pas intéressant dans ses interactions avec Nathan ou Audrey. Il aurait été juste plus sympathique que sa présence soit plus justifiée.

Après trois épisodes seulement, l’histoire familiale d’Audrey nous est constamment répétée et surtout, il y a la volonté de fournir une minuscule pièce à chaque fois. Ici, nous apprenons que sa « possible » mère se nomme Lucy. Ce n’est pas franchement ce qu’il y a de plus haletant, et ce mode de narration – devenu un peu trop monnaie courante actuellement à la télévision – ne s’annonce pas forcément des plus judicieux. Je préférerais de vrais épisodes occasionnels complètement centrés sur le sujet à de petites saynètes pour me rappeler le but et me fournir des miettes. Enfin, c’est le début de la série, elle a encore le temps de trouver un juste équilibre et de rendre cela plus digeste.

De même, l’erreur de la happy-end (trois épisodes d’affilée) est assez courante dans les débuts d’une série, et Harmony n’y fait pas exception. Le ton de Haven se prête pourtant assez bien à des conclusions plus pessimistes, et cela servirait mieux les histoires. À voir aussi par la suite comment cela évolue.

En somme, pour son troisième épisode, Haven joue avec les mêmes ficelles, qui se retrouvent malheureusement accentuées par une mise en pratique loin d’être maitrisées. Pas mal de défauts restent typiques à un début de série et peuvent largement être diminués.

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CaroleC
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