L’agent du FBI Audrey Parker est envoyé à Haven, Maine pour retrouver un prisonnier évadé ayant tué un agent. Quand l’homme est retrouvé mort, elle suspecte le meurtre. Elle va alors enquêter sur sa mort avec l’officier de police local Nathan Wuornos et se rend rapidement compte que le temps est fort capricieux à Haven.

Les petites villes où ils se passent des choses étranges restent encore un sujet qui, s’il manque d’originalité, sert à alimenter l’imaginaire et les séries télévisées. Pour l’occasion, Syfy se sert de la nouvelle Colorado Kid de Stephen King pour en tirer Haven, une série au concept encore flou à la fin du pilote.

Tout commence avec l’agent du FBI Audrey Parker (Emily Rose), une femme à l’esprit ouvert et prête à croire ce qu’elle voit, qui est envoyé par son patron dans la petite ville de Haven dans le but de retrouver un prisonnier évadé. Après avoir frôlé la mort et fait la connaissance de l’officier Nathan Wuornos (Lucas Bryant), elle va rapidement voir son affaire évoluer, l’homme qu’elle recherche étant mort.

Nous voilà donc partis sur une enquête qui permet de se plonger dans l’ambiance de la ville et faire connaissance avec Audrey et Nathan. Si le duo n’est pas complètement rodé – ils viennent juste de se rencontrer – il a le mérite de bien fonctionner et de réussir à imposer les deux personnalités. La dynamique joue sur une bien classique qu’a créée X-Files, si ce n’est qu’ici, les rôles sont inversés. Audrey est celle qui croit aisément, alors que Nathan a besoin de preuves tangibles. Ce dernier possède dans sa besace une particularité : il ne ressent pas la douleur. Ce pilote met cela plutôt bien en avant, et réussit à exploiter la maladie à bon escient.

En bout de route, les deux personnages sont bien posés, et l’épisode offre des prémisses de développements pour les deux, en particulier pour l’agent Parker qui va se voir fournir une raison de prendre des vacances et rester dans la ville pour enquêter sur son passé familial (elle est orpheline).

Passé cela, il est difficile de cerner ce qu’est censé être Haven. Parker et Wuornos enquêtent et seront ainsi conduit à une échappée d’un autre univers de Stephen King, Nicole DeBoer, qu’il n’est pas très surprenant de croiser dans le coin, et qui aura la particularité d’influer sur la météo. Il y a d’autres petits éléments étranges qui viennent s’ajouter à la liste, mais rien qui permette de réellement saisir le point de départ fantastique de Haven. Le pilote n’établit donc pas clairement ce qui ne doit pas tourner rond dans le coin. La jeune femme est-elle unique en son genre ? Haven abrite-t-elle plein d’autres personnes aux capacités surnaturelles qui savent ou ne savent pas ce dont elles sont capables ? Parker restant dans la ville, il est évident que c’est cette dernière qui est au cœur du mystère, mais duquel, on peut se le demander.

Haven se laisse suivre sans aucune difficulté,  mais le pilote n’expose donc pas clairement où le reste de la série va nous emmener. Il faut reconnaître que c’est légèrement gênant et cela ne motivera peut-être pas quelques personnes à revenir la semaine suivante. Je vous rassure, ce n’est pas mon cas, je serais là la semaine prochaine, car malgré ces lacunes scénaristiques, Haven se montre plutôt plaisante, avec une ambiance affirmée, et vient égayer une fin de semaine bien calme.