John From Cincinnati – His Visit : Day One

John From Cincinnati est le nouveau Drama made in HBO. Pour rappel, c’est la chaine des Sopranos, de Six Feet Under, de Rome, Deadwood,… Ce coup-ci, pas de mafia, ni de pompes funèbres, mais toujours des histoires de famille. Les Yost sont « légende du surf » de père en fils. Famille légèrement atypique dirigée par Mitch, la légende, et Cissy. Ils ont la charge du dernier, Shaun, la future légende, fils de Butchie, dernière star en date. Ce dernier est toxicomane, ce qui lui a couté sa carrière et tout le reste en fait. Shaun maitrise le surf, c’est dans son sang, mais quand il veut lancer sa carrière, aidé par sa grand-mère, il se heurte à son grand-père qui ne veut pas qu’il devienne comme son père. Mitch a d’ailleurs d’autres soucis, car il se croit atteint d’une tumeur au cerveau quand, après une séance de surf, il a l’impression d’être en lévitation. C’est alors que débarque John. Ce dernier, après avoir tenté d’abordé Mitch, va s’acoquiner de Butchie qui croit qu’il veut devenir son élève.

Drama traditionnel au premier abord, l’arrivée de John va s’accompagner d’une touche de fantastique. En plus de la lévitation de Mitch, John a des poches magiques ! À chaque fois qu’il a besoin de quelque chose, il l’a dans sa poche. D’où vient-il ? Que veut-il ? On n’en sait toujours rien à la fin du premier épisode. Il faut dire qu’il n’est pas très loquace et qu’il ne semble pas qu’avoir l’attitude d’un attardé. Il n’a pas l’air de toujours comprendre de quoi on lui parle, mais en en disant le moins possible, il va nous intégrer dans un univers qui, au premier abord, est quelque peu flou.

C’est un épisode de présentation, donc il présente. On rencontre tout les protagonistes, Yost et autres. On découvre les liens qui unissent tout le monde et l’état des relations entre chacun. J’ai éprouvé quelques difficultés à entrer dans l’histoire, mais j’ai fini par vouloir en voir plus. Les évènements se suivent, mais sont, au début, bien trop séparés les uns des autres pour avoir un sens. On regarde sans trop savoir où cela va nous mener. Au fil de l’épisode, les choses prennent forme. Peut-être aurait-il fallu limiter le nombre de personnages dans ce pilote, pour rendre le tout plus clair.

Techniquement parlant, rien à redire, on est sur HBO, et ça se voit. Le casting est plutôt excellent. J’adore Bruce Greenwood depuis la série « L’homme de nulle part » (Nowhere Man), et sa présence au générique est ce qui m’a le plus motivé à regarder ce pilote. A ses côtés, Rebecca de Mornay, Ed « Al Bundy » O’Neill, Luis Guzman, Austin Nichols, Brian Van Holt, Luke Perry,… Pas mal de noms déjà apparus aux génériques de productions HBO. Seul Greyson Fletcher, le jeune interprète de Shaun, montre quelques faiblesses qui s’expliquent assez facilement, vu qu’il s’agit de son premier rôle. Le garçon est avant tout sportif.

Diffusé à la suite du final des Sopranos, dimanche dernier, il semble que le pilote n’est pas convaincu tout le monde. Il faut dire que cette fameuse fin à mis le spectateur dans tous ses états, et donc pas forcément dans le bon état d’esprit pour accrocher à John et les surfeurs. J’ai vu bien meilleur pilote sur cette chaine, c’est certain, mais il y a du potentiel. À suivre donc.