Le corps d’une femme décapitée est retrouvé dans un ruisseau. Le détective Jim Longworth n’est pas vraiment sur l’affaire …

Après The Cleaner et The Beast, la chaine A&E semble vouloir clairement changer de direction, quittant la noirceur pour un ton moins déprimant et les rayons de soleil de la Floride. Après tout c’est l’été, on en convient. Si ce n’est que quand le détective Jim Longworth (l’australien Matt Passmore) a autant envie que le spectateur d’être dans le coin, ce n’est pas bon signe.

Je m’explique : Jim (appelons-le par son prénom) travaillait à Chicago, mais s’est fait virer, après avoir pris une balle dans les fesses par son ancien patron énervé ; il aurait couché avec la femme de ce dernier. Sauf que Jim n’a rien fait de tout cela, mais il n’empêche qu’il a terminé dans une ville de la Floride. Cela ne lui convient pas particulièrement, alors pour le coup, il a trouvé dans le golf un exutoire et quelque chose qu’il aime faire dans sa nouvelle région attitrée. L’épisode viendra y ajouter Callie (Kiele Sanchez aka Nikki de Lost), une infirmière avec un fils et un mari en prison.

Quoi qu’il en soit, Jim est plus préoccupé par battre son record au golf que par trouver le meurtrier de la femme sans tête qui vient d’être trouvé par deux jeunes. Ses méthodes policières consistent à poser des questions sans intérêts – et il sait lui-même qu’elles sont inutiles – et à remuer le passé de notre pseudo-couple qui a averti la police. Il est difficile de savoir exactement où l’on va et d’ailleurs, est-ce que Jim le sait aussi ? Il n’en a pas grand-chose à faire, ce qui est charmant cinq minutes, mais son caractère finit par rapidement taper sur les nerfs. Finalement, cela devient plutôt lassant, et il faut attendre la conclusion.

Étrangement, celle-ci n’est pas mauvaise, et donne une force étrange à ce premier épisode. En fait, elle est difficile à voir venir, dans le sens où rien n’est construit sur l’enquête au cours de l’épisode. D’une certaine façon, le scénario rate l’opportunité d’exploiter complètement l’idée qui naît avec la découverte du meurtrier. De l’autre, c’est peut-être dans cette idée même que se trouve le meilleur moment de The Glades. A côté de cela, je pourrais sûrement rajouter l’alligator, étant assez sensible à ce type de particularités régionales. Il y a donc en somme des passages efficaces, dans une ambiance décontractée mais loin d’être continuellement captivante.

À l’arrivée, la série possède un héros actuellement trop agaçant pour donner envie. Pilote oblige, il y a de fortes chances que le jeu se calme par la suite, ce qui ne serait pas négligeable du tout. Enfin, dans ce paysage estival, The Glades se fond un peu trop dans la masse, ne réussissant pas suffisamment à accrocher pour totalement convaincre.

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