Après les derniers évènements provoqués par MacPherson, Pete et Myka découvrent qu’Artie s’est sorti sain et sauf de l’explosion. Le groupe cherche à découvrir les intentions de leur ennemi, qui a fait sortir un prisonnier de la Warehouse. Artie part alors en Suisse pour retrouver Claudia alors que Pete et Myka se rendent à Londres.

Warehouse 13 est de retour pour l’été sur Syfy, et s’offre un début très international et mouvementé. Il faut dire que nous avions laissé notre petit groupe sur un cliffhanger et qu’il y a à faire pour le résoudre et mettre en place une nouvelle intrigue feuilletonnante qui alimentera quelques épisodes de la saison.

Ainsi, la saison 1 s’était terminée sur une explosion. Bien sûr, pas de mystère, il était difficile de penser qu’Artie y avait laissé la vie et l’histoire ne va pas jouer avec ce suspense, passant rapidement à la vitesse supérieure une fois que les deux agents gouvernementaux ont retrouvé leur patron, qui a survécu grâce au Phoenix.

Quoi qu’il en soit, rapidement, notre fine équipe doit partir à la recherche de MacPherson, qui a fait sortir quelqu’un de la warehouse : H.G. Wells. Il semble que jouer avec les figures littéraires et historiques soit quelque chose qui séduit beaucoup (l’évocation de Tesla m’a obligatoirement fait penser à Sanctuary) et qui agite l’imagination des scénaristes. En tout cas sur Syfy, et pour le coup, l’équipe créatrice a décidé d’utiliser cela à plus grande échelle.

Rapidement, Artie s’envole pour la Suisse dans le but de retrouver Claudia – partie rejoindre son frère – alors que Pete et Myka décident d’aller à Londres (Angleterre) dans la demeure d’H.G. Wells. Au cours de la saison 1, j’avais trouvé les quelques tentatives d’internationalisation un peu ratées, en tout cas sur le plan de la crédibilité, et il est évident au vu de la mise en scène que Jack Kenny (scénariste de l’épisode) doit aussi en avoir conscience. Il ne fait pas trainer les choses et va jouer la carte de l’humour et de l’action pour rendre tout cela tangible.

En fait, cela ne s’applique pas qu’à cette partie de l’histoire, car c’est ce qu’offre principalement ce premier épisode. L’histoire progresse à coup d’échanges de dialogues amusants et d’un jeu de pistes assez bien mené. Il n’y a pas trop le temps de se poser, les évènements passent assez vite, quitte à y intégrer quelques mauvaises idées. Cela comprend la rencontre entre Pete et H.G. Wells, qui selon une mode mystérieuse, transforme le sexe de la personne. On joue un petit peu avec l’idée, mais à l’arrivée c’est l’Anglaise Jaime Murray qui endosse le nom – bien que ce soit Charles, le frère qui était écrivain.

Enfin, sans trop trainer (le temps est insondable dans cette série), tout le monde sera de retour aux États-Unis pour mettre définitivement en place le mystère autour des motivations d’H.G. Wells et conclure l’intrigue autour de MacPherson. Il est un peu dommage de voir ce dernier être éliminé si rapidement, après avoir été une menace de si grande importance (comme la réunion avec les supérieurs et Artie l’avait plus que suggéré).

Tout ceci donne aussi l’occasion d’utiliser avec plus de conviction et d’intérêt Mrs. Frederic, jouant sur sa position et ce qu’elle peut faire. Elle conserve beaucoup de son mystère, allié avec une détermination et une force de caractère qui expliquent facilement sa place dans la hiérarchie. Il n’y a aucun doute sur le potentiel du personnage, qui mérite d’être exploité.

Pour terminer, Warehouse 13 fait quelques petits faux pas dans l’épisode, mais réussit son retour. Celui-ci est mouvementé, drôle et je n’ai pas vu le temps passé. Time Will Tell ouvre donc cette saison avec panache.