Sans emploi et avec un emprunt à rembourser, Henry est forcé de se tourner vers Ed, son père, pour lui demander de l’argent. Une fois chez ce dernier, il va se rendre compte qu’il voudrait plus de leur relation, mais Ed a sa façon bien à lui de communiquer.

Shit My Dad Says, ou $#*! My Dad Says pour les âmes sensibles, est la première série à trouver son inspiration sur Twitter. Passer de 140 caractères à une sitcom parait demander beaucoup d’imagination, mais les codes de la comédie font que les one-liners n’ont pas besoin de plus qu’un contexte pour fonctionner.

William Shatner est Ed, vieux grincheux insatisfait devant l’éternel, divorcé trois fois, et qui a deux fils, Vince et Henry. Ce dernier, joué par Jonathan Sadowski, vient de perdre son travail et a besoin d’argent. Plus ou moins sans autre option, il se tourne alors vers son père.

L’idée est de baser la série sur la relation père/fils qui est quasi-inexistante pour commencer. Il faut donc quelque chose sur lequel se concentrer et ça sera Ed, car c’est quand même lui qui est à la base du concept de la série. La question est de savoir s’il y a vraiment quelque chose à faire avec un vieux qui dit ce qu’il pense avec un sens prononcé pour la métaphore peu gracieuse.

La réponse ne parait pas être positive durant la majeure partie de ce pilote. Certes, Ed a de la répartie et arrive à provoquer quelques sourires et de légers rires, voir plus si on est dans une bonne disposition, mais en face de lui, voir autour, il n’y a pas vraiment quoi que ce soit de tangible.

Henry est là pour emmener la sitcom dans une direction conventionnelle et fait beaucoup d’efforts pour parvenir à ses fins. Vince et sa femme Bonnie sont caricaturaux au possible, mais entretiennent un peu plus l’humour recherché. Cela dit, ils sont accessoires et on va essayer de nous noyer dans du politiquement correct alors que la série est vendue sur le côté incorrect du père.

Au final, l’épisode ne décolle pas et ne présente rien de véritablement engageant pour la suite. Globalement, l’idée est de laisser William Shatner débiter ses lignes de dialogues et attendre que le temps passe en espérant que certaines répliques déclencheront un sourire ou plus.

Shit My Dad Says est sans intérêt, car lire le compte Twitter qui est à l’origine de cette sitcom reste bien plus marrant que de se poser 22 minutes devant un épisode de la série.