Smallville - Absolute Justice (9.11)

Un homme vient trouver Chloe pour lui demander de l’aider pour réunir une équipe de héros. Seulement, il se fait attaquer et tuer par un métahumain possédant des pouvoirs glaçants. Avec Clark, la jeune femme découvre qu’un groupe est la cible de ses attaques, ce qui les conduit à la JSA ou Justice Society of America …

La dernière fois que j’ai regardé Smallville, ce devait être fin saison 7, juste avant le départ de Lex Luthor. Et déjà, cela faisait un sacré moment que je n’avais pas vu une image. Michael Shanks en guest-star dans Absolute Jutice, cela m’a donc poussée devant les aventures de Clark Kent, qui, depuis ma dernière visite, s’est installé à Metropolis.

Après 9 ans, l’univers de la série introduit donc la mythique Justice Society of America, quand des anciens membres de ce groupe démantelés se font tuer. Personnellement, c’est là que se trouve un des gros points faibles scénaristiques de l’épisode : nous avons un ennemi, Icicle n’est qu’un gamin en soif de vengeance contre quelques super-héros retraités (et clairement encore bien compétents) et Clark et ses amis. Et il faut qu’ils s’y prennent à 4 pour l’avoir, sérieusement ? On peut faire plus crédible en la matière.

Icicle apparaît donc être un adversaire assez faible à partir du moment où ils sont en nombre, et sonne un peu comme un sale prétexte pour introduire une storyline plus grosse, à laquelle appartient donc la JSA, mais pas que …

Enfin, avant de se pencher sur la conclusion, je rembobine et m’arrête sur nos anciens super-héros, auquel appartenait Sylvester Pemberton/Star-Spangled Kid et Wesley Dodds/Sandman, qui vont tous deux trouver la mort. Cela va conduire Clark et Chloe sur les traces de Carter Hall/Hawkman, ancien leader et homme aujourd’hui désabusé. Ce qui n’est pas le cas de Courtney Whitmore/Stargirl (les super-héros ont des noms de codes parfois pourris !), élève de Pemberton et qui en veut – c’est la jeunesse !

Le double épisode ne va pas fournir autant d’action que je m’y attendais, et en fait, prend le temps de réellement poser ses personnages. Il faut dire que ce Absolute Justice sonne en bout de route comme une histoire annonciatrice pour l’avenir, fournissant un matériel plutôt riche au détour de plusieurs phrases offrant alors des possibilités de développement.

La JSA est donc là pour ouvrir la porte au prochain groupe de super-héros que veut former Chloe. Étonnamment, les associations faites dans l’épisode ne vont pas être bâti autour de ce concept, Hawkman (Michael Shanks donc) partageant un certain nombre de scènes avec Green Arrow (Justin Hartley est un bien meilleur acteur que ce à quoi je m’attendais), alors que les autres protagonistes seront plus connectés avec Kent Nelson / Dr. Fate. Le super-héros est d’un charisme implacable, il est clairement la bonne idée de cet épisode.

Absente des débuts, Lois Lane fera surface pour la seconde moitié de ce double épisode et se retrouvera grossièrement reliée à l’intrigue, sa place restant discutable quasiment jusqu’au bout, mais servant les intérêts d’un plan à plus grande échelle. Car si c’est un effectif réduit de la JSA qui nous est offert et qu’Hawkman décide de partir localiser les autres membres et leurs enfants avec Stargirl (possibilité de retour et de nouveaux super-héros pour la suite ?), c’est aussi l’introduction d’Amanda Waller (Pam Grier), de la Suicide Squad et de Checkmate. D’après une petite recherche, l’équipe est d’une façon différente déjà apparue dans la série, mais c’est la première fois que son nom est fourni. En bonus, Dr. Fate rappelle au bon souvenir du spectateur Lex Luthor, laissant planer le doute sur sa mort (à savoir qu’historiquement parlant, il est lié à la Suicide Squad, c’était bien joué de l’évoquer ici).

Enfin, Abolute Justice apparaît comme une histoire qui joue assez bien avec le concept de groupe de super-héros, et place pas mal de pions pour la suite. L’ensemble, en tout cas, bien qu’imparfait, se révèle être divertissant et assez bien construit.