C’est l’heure de la réunion d’anciens élèves du lycée de Smallville. Lois constate qu’elle n’a laissé de souvenirs à personne alors que Clark fait un voyage à travers le temps avec Brainiac.

200 épisodes, ça se fête ! Mais la production de Smallville n’ayant clairement pas les moyens et se réservant sans doute pour le final de la série ne sort pas les cotillons ni les apparitions surprises auxquelles on pouvait s’attendre (Lana, Chloé, Pete). De ce côté-là, il faut bien avouer que c’est un peu triste pour le fan de base. Mais la déception a vite fait de passer, Homecoming décidant très rapidement de la jouer intimiste.

Le propos n’est pas ici de se retrouver et de célébrer le passé. Non, dans le cas de Clark, le passé est très encombrant et lui nuit franchement dans son destin de super héros comme dans ses relations personnelles et particulièrement amoureuses. Ainsi apparaît Brainiac, toujours incarné par James Marsters, qui vient de s’enrôler dans La Légion et arrive directement du futur. Le méchant d’autrefois n’est pas venu régler ses comptes avec Kal-El, il est là pour lui ouvrir les yeux, son mot d’ordre étant « fais table rase du passé et embrasse ton destin ».

À coup de retour dans le passé (la mort de Jonathan et son enterrement) et de projection dans le futur (2017) dans lequel Lois et Clark vivent une relation épanouie et sont devenus le couple de journalistes en vogue que l’on connaît, le jeune homme va peu à peu laisser tomber les barrières qu’il a érigées entre lui et Lois, lui et Oliver, lui et son futur lui, Superman.

Et il faut bien avouer que c’est une libération pour lui comme pour nous. Sa relation avec Lois et l’impact que la jeune femme va avoir dans la vie de Superman avait jusqu’ici été traitée avec une hésitation gênante de la part des scénaristes. C’était un pas en avant, deux pas en arrière si bien qu’on ne savait plus trop s’ils étaient ensemble ou pas. Au vu des scènes très réussies qui sont les leurs dans le futur (Lois qui lui fait signe de mettre ses lunettes ringardes !) et de la fin de l’épisode, joliment romantique avec des « je t’aime » échangés, ce 200ème épisode semble marquer le début d’une relation en bonne et due forme.

De la même façon, et malgré le retour de l’affreuse veste rouge que l’on risque de se traîner jusqu’à ce que Clark enfile ses collants et sa cape, le jeune homme choisit de ne plus porter le poids de la culpabilité de la mort de son père et manifeste un soutien bien mérité à un Oliver en pleine confusion médiatique (faudrait y aller mollo sur les discours patriotiques quand même !).

En résumé, Homecoming n’est pas le feu d’artifice auquel on aurait pu s’attendre de la part d’un 200e épisode, mais celui d’une remise en question réussie et de l’entrée dans le véritable âge adulte d’un super héros en formation. Il s’agit maintenant de tenir le cap et de ne pas faire marche arrière.

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